Des militants dénoncent l’élection de l’Iran au Forum des droits des femmes
Une universitaire australienne détenue 2 ans à Téhéran exprime son indignation que l’Iran rejoigne la Commission sur la condition des femmes, soutenu par 4 démocraties occidentales
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Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des militants se sont indignés de l’élection de l’Iran au plus important forum des Nations unies pour les droits des femmes, avec le soutien d’au moins quatre démocraties occidentales, semble-t-il.
« C’est surréaliste », a tweeté mercredi la militante iranienne des droits des femmes Masih Alinejad après que l’Iran a rejoint la Commission sur la condition de la femme de l’ONU.
« Un régime qui traite les femmes comme des citoyennes de seconde zone, les emprisonne pour refuser le hijab obligatoire, leur interdit de chanter, leur interdit de fréquenter les stades et de voyager à l’étranger sans la permission de leurs maris, est élu à l’organe le plus important de l’ONU pour les droits des femmes », a écrit Alinejad.
Hillel Neuer, directeur exécutif du groupe de pression UN Watch, a déclaré : « C’est absurde – et moralement répréhensible. C’est une journée noire pour les droits des femmes et pour tous les droits de l’homme. »
« Élire la République islamique d’Iran pour protéger les droits des femmes, c’est comme nommer un pyromane comme chef des pompiers de la ville », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Tout en félicitant les États-Unis d’avoir exigé la tenue d’un vote sur l’adhésion de l’Iran, Neuer a exhorté l’administration Biden à « dénoncer l’élection obscène du régime de l’ayatollah Khamenei à un organe de défense des droits des femmes ».
L’universitaire australienne Kylie Moore-Gilbert, emprisonnée en Iran pendant deux ans accusée d’être une espionne israélienne et libérée à la fin de l’année dernière, a tweeté le rapport d’UN Watch sur cette nomination avec un émoticon exprimant sa perplexité.
Iran elected to the UN Commission on the Status of Women, the “principal global intergovernmental body exclusively dedicated to the promotion of gender equality and the empowerment of women.”????https://t.co/zEWAQiFW4p
— Dr Kylie Moore-Gilbert (@KMooreGilbert) April 21, 2021
Le site Web de l’ONU décrit la commission comme le « principal organe intergouvernemental mondial exclusivement dédié à la promotion de l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes ».
L’élection de l’Iran à la commission a eu lieu mardi lors d’un vote secret des membres de l’ECOCOC. Le Liban, la Chine et le Pakistan ont également été élus.
Dans une déclaration subséquente jeudi, UN Watch a souligné que l’analyse des résultats du vote montrent que cette décision a été soutenue par au moins quatre démocraties occidentales. Le Conseil économique et social de l’ONU, qui gère la commission, compte 54 membres, dont 15 sont des démocraties occidentales.
L’entrée de l’Iran a été soutenue par 43 pays, ce qui signifie qu’au moins quatre étaient des démocraties occidentales, a déclaré UN Watch.
Il a appelé les législateurs d’Australie, d’Autriche, du Canada, de Finlande, de France, de Lettonie, d’Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas, de Norvège, de Suisse, du Royaume-Uni et des États-Unis à exiger que leurs gouvernements révèlent leur vote lors de l’élection du « régime misogyne iranien ».
I know some of you don't believe me that the U.N. actually elected the Islamic Republic of Iran yesterday to its top women's rights body, so here's the video: https://t.co/43ckGoMrcR pic.twitter.com/zkuzME9R6N
— Hillel Neuer (@HillelNeuer) April 21, 2021
En août dernier, un rapport d’António Guterres, secrétaire général de l’ONU, a révélé « une discrimination persistante à l’égard des femmes et des filles » en Iran.
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