Des résidents du sud d’Israël manifestent pour une riposte plus ferme à Gaza
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Des résidents du sud d’Israël manifestent pour une riposte plus ferme à Gaza

Le chef du conseil régional a déclaré que Netanyahu devra expliquer aux résidents sa politique "qui rétablira un sentiment de sécurité et garantira le calme dans la région"

Plusieurs dizaines de résidents du sud d'Israël ont manifesté pour appeler le gouvernement à adopter une riposte plus fermes aux violences émanant de la bande de Gaza, aux abords de Sderot, le 26 mars 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Plusieurs dizaines de résidents du sud d'Israël ont manifesté pour appeler le gouvernement à adopter une riposte plus fermes aux violences émanant de la bande de Gaza, aux abords de Sderot, le 26 mars 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Plusieurs dizaines de résidents du sud d’Israël ont manifesté mardi soir pour appeler le gouvernement à adopter une riposte plus ferme face aux violences émanant de la bande de Gaza.

Alors que les manifestants étaient réunis en périphérie de Sderot, l’armée a annoncé qu’une roquette avait été lancée depuis Gaza sur le conseil régional d’Eshkol, ce qui suggérait une reprise des conflits entre Israël et les groupes terroristes de l’enclave côtière. Des émeutes palestiniennes ont également été signalées à la frontière. Elle se produisent quasi-quotidiennement.

Gai Yarkoni, le chef du conseil régional d’Eshkol, a déclaré que les riverains n’accepteront plus des violences de faible ampleur, comme les lancers de ballons incendiaires et les émeutes frontalières.

« J’attends que le Premier ministre soit en face de ses citoyens et qu’il leur explique quelle est sa politique vis-à-vis de la bande de Gaza, qui rétablira un sentiment de sécurité et garantira le calme dans la région », a-t-il déclaré à la Treizième chaîne.

Plusieurs dizaines de résidents du sud d’Israël ont manifesté pour appeler le gouvernement à adopter une riposte plus fermes aux violences émanant de la bande de Gaza, aux abords de Sderot, le 26 mars 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un membre du cabinet de sécurité a déclaré en parallèle à cette chaîne que Netanyahu « abandonnait » les résidents du sud.

« C’est le devoir [de Netanyahu], en tant que personne chargée de la sécurité, de lancer une campagne pour retirer au Hamas toutes ses capacités balistiques », a déclaré le ministre, qui n’a pas été identifié.

Le ministre de l’Education Naftali Bennett a également appelé le Premier ministre à convoquer immédiatement le cabinet de sécurité afin de mettre fin à la « honte » à Gaza.

La ministre de l’Éducation, Naftali Bennett, prend la parole lors d’une conférence sur l’éducation à Ramat Gan, le 15 novembre 2018. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

« Au sein du cabinet, je saurais comment porter un coup fatal au Hamas », a-t-il écrit sur Twitter, en référence au groupe terroriste qui contrôle Gaza.

Bennett brigue depuis longtemps le poste de ministre de la Défense, qui est actuellement occupé par Netanyahu, et critique régulièrement le chef du gouvernement sur ses politiques à Gaza.

Même si le calme a semblé régner mardi après les derniers accès de violences, l’armée a déployé des renforts à la région frontalière et un haut-responsable a prévenu que les frappes israéliennes à Gaza pourraient reprendre « à tout moment ».

Les derniers échanges de tirs ont commencé lundi après qu’une roquette lancée depuis Gaza a détruit une maison d’une communauté du centre d’Israël et blessé sept personnes, dont trois enfants. Israël a riposté par une dizaines de frappes aériennes sur l’enclave.

Les avions de chasse de l’armée israélienne ont bombardé Gaza à plusieurs reprises et les Gazaouis ont lancé plus de 60 projectiles sur le centre d’Israël, avant l’accalmie de mardi matin.

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