Des victimes de terrorisme en Israël indemnisées avec des œuvres d’art iraniennes ?
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Des victimes de terrorisme en Israël indemnisées avec des œuvres d’art iraniennes ?

Les Américains ayant survécu à un attentat suicide à Jérusalem revendiqué par le Hamas demandent à la Cour suprême de pouvoir saisir des objets d'art pour les revendre et être dédommagés

La galerie perse Robert et Deborah Aliber de l'université de Chicago. (Crédit : capture d'écran de la visite virtuelle de l'Oriental Museum/University of Chicago)
La galerie perse Robert et Deborah Aliber de l'université de Chicago. (Crédit : capture d'écran de la visite virtuelle de l'Oriental Museum/University of Chicago)

La Cour suprême à Washington a accepté mardi de décider si des Américains blessés dans un attentat en Israël en 1997 pouvaient obtenir un dédommagement en saisissant des œuvres d’art persanes dans des musées de Chicago.

La plus haute juridiction des Etats-Unis aura ainsi le dernier mot sur une saga judiciaire de plus d’une décennie opposant l’Iran à ces Américains, qui reprochent à la République islamique de soutenir le Hamas.

Ce dossier illustre les difficultés des victimes à obtenir l’application de jugements rendus en leur faveur à l’encontre d’états souverains accusés d’appuyer des organisations reconnues par Washington comme terroristes.

La dernière décision de cette longue bataille judiciaire a donné satisfaction à Téhéran : une cour d’appel de Chicago a estimé que des pièces millénaires conservées au musée d’histoire naturelle Field et à l’université de Chicago étaient à l’abri d’une éventuelle saisie.

An Israeli man carries an injured woman from the scene of a triple Palestinian suicide bombing in Jerusalem on September 4, 1997. (photo credit: Flash90)
Un Israélien porte une femme blessée lors d’un triple attentat suicide palestinien à Jérusalem, le 4 septembre 1997. (Crédit : Flash90)

Les Américains ayant survécu à un attentat suicide à Jérusalem revendiqué par le Hamas voudraient saisir ces objets d’art et les revendre, pour bénéficier du paiement d’une somme de 71,5 millions de dollars auquel a été condamné l’Iran dans cette affaire.

Ils souhaitent notamment disperser aux enchères des tablettes en terre cuite retraçant la vie des Perses de l’époque Achéménide (premier millénaire avant l’ère commune) et se rembourser sur l’argent engrangé.

Les musées craignent de perdre leurs précieuses collections si les plaignants obtiennent un jugement en leur faveur.

Le dossier sensible sera débattu devant la Cour suprême lors de sa prochaine session annuelle, qui débutera en octobre.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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