Le vice-président américain, JD Vance, a déclaré que l’administration Trump privilégiait toujours une solution diplomatique au conflit avec le régime iranien, mais qu’elle était prête à reprendre la guerre pour s’assurer que Téhéran ne se dote jamais de l’arme nucléaire.
Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, M. Vance a affirmé que les États-Unis étaient déterminés à empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, car cela provoquerait une course aux armements régionale qui rendrait le monde moins sûr.
Vance a fait valoir que les États-Unis avaient déjà affaibli les capacités militaires conventionnelles iraniennes au cours des six premières semaines de la guerre.
« Cela a été fait avec succès. On pourrait toujours en faire un peu plus, mais là où nous en sommes actuellement, le président nous a demandé de négocier de manière agressive avec les Iraniens », a-t-il ajouté.
« Nous avons fait beaucoup de progrès. Nous pensons que les Iraniens veulent conclure un accord. »
« Nous sommes donc en bonne posture, mais nous avons une option B : relancer la campagne militaire pour poursuivre l’action et tenter d’atteindre les objectifs américains… Toutefois, ce n’est pas ce que souhaite le président et je ne pense pas que ce soit ce que souhaitent les Iraniens non plus », a poursuivi Vance.
« Nous n’allons pas conclure un accord qui permettrait aux Iraniens de se doter de l’arme nucléaire. Donc, comme le président vient de me le dire, nous sommes prêts à passer à l’action », a-t-il ajouté.
Vance a réitéré la conviction des États-Unis selon laquelle les dirigeants iraniens sont divisés.
« La position de négociation de l’équipe n’est pas toujours très claire, et je ne sais pas si cela tient parfois à un manque de communication ou à de la mauvaise foi », a-t-il déclaré.
Interrogé sur la possibilité d’un accord, le vice-président a répondu : « Je suis suffisamment confiant [au vu de l’état actuel des négociations] pour continuer à travailler et essayer de trouver un bon accord pour le peuple américain. »
Interrogé sur les informations selon lesquelles l’uranium hautement enrichi de l’Iran pourrait être transféré en Russie en cas d’accord, Vance a répondu que cette idée n’était pas envisagée par les États-Unis pour l’instant, et qu’elle n’avait pas non plus été demandée par Téhéran.