Deux pêcheurs gazaouis auraient été blessés par un tir israélien
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Deux pêcheurs gazaouis auraient été blessés par un tir israélien

L'armée a reconnu que des soldats avaient tiré des balles en caoutchouc sur des Palestiniens au large de Gaza, mais n'a pas confirmé de blessés

Bateaux de pêche dans le port de la ville de Gaza, 25 juin 2019. (Hassan Jedi/Flash90)
Bateaux de pêche dans le port de la ville de Gaza, 25 juin 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

Jeudi, des soldats israéliens ont tiré des balles en caoutchouc sur des pêcheurs palestiniens au large de la côte nord de Gaza, faisant deux blessés.

L’armée a reconnu que les soldats avaient ouvert le feu, selon la chaîne publique Kan, mais l’armée israélienne n’a pas confirmé de blessés palestiniens.

Les informations palestiniennes n’ont pas indiqué ce qui avait poussé les soldats à tirer des balles en caoutchouc. Des soldats israéliens auraient aussi tiré des balles a caoutchouc sur un pêcheur palestinien mercredi, le blessant.

Israël limite la zone de pêche autorisée au large de la bande de Gaza dans le cadre du blocus sur l’enclave contrôlée par le Hamas, afin d’empêcher la livraison d’armes à destination des groupes palestiniens.

La zone de pêche autorisée a été réduite après une flambée de violence en février entre l’armée israélienne et le Jihad islamique palestinien. Elle a ensuite été élargie à 15 mille marin (environ 28 kilomètres) après le cessez-le-feu mettant un terme à l’affrontement.

Un membre de l’aile armée du Jihad islamique palestinien, les Brigades Al-Qods, portant un masque de protection en plein épidémie de COVID-19, pose pour une photo dans les rues de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, le 26 mars 2020. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

Une période de calme se poursuit à Gaza ces dernières semaines, alors que les autorités des deux côtés de la frontière se focalisent sur la lutte contre l’épidémie du COVID-19. Des terroristes palestiniens de la bande de Gaza ont toutefois tiré une roquette en direction d’Israël le mois dernier.

Mercredi, il y avait 13 cas de coronavirus confirmés à Gaza. Les experts sanitaires ont prévenu qu’une épidémie pourrait s’avérer particulièrement mortelle étant donné la forte densité et la faiblesse du sytème de santé à Gaza.

Dimanche, le ministère de la Santé dirigé par le Hamas a déclaré qu’il était presque à court de kits de test. De son côté, Yahya Sinwar, le chef du groupe terroriste à Gaza, a menacé la semaine dernière Israël de conséquences si des respirateurs n’étaient pas apportés dans le territoire palestinien.

Un haut responsable du Hamas a indiqué que le groupe terroriste souhaitait entrer en négociations dès « demain » afin de libérer les deux Israéliens et restituer les dépouilles de soldats tués pendant la guerre de Gaza en 2014.

S’exprimant sur une chaîne affiliée au Hamas, Musa Dudin, un membre du bureau politique de l’organisation, a déclaré qu’Israël avait une « fenêtre d’opportunité » dont l’État juif pourrait profiter avant d’être contraint à « négocier dans des conditions plus difficiles ». Il faisait apparemment référence à la volonté du Hamas de faire un geste humanitaire pendant la crise sanitaire.

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