Élevez l’âme d’un soldat : Des Mitsvot pour les soldats tombés au combat
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Élevez l’âme d’un soldat : Des Mitsvot pour les soldats tombés au combat

À l’occasion de Yom HaZikaron, une initiative orthodoxe propose de rendre hommage à l’un des 23 928 soldats israéliens tombés au combat et victimes du terrorisme

Des soldats israéliens se rendent sur les tombes de soldats morts au combat au cimetière militaire du Mont Herzl à Jérusalem, le 13 avril 2021, avant la Journée du souvenir israélien, Yom HaZikaron, qui commence ce mardi soir. (Yonatan Sindel/Flash90)
Des soldats israéliens se rendent sur les tombes de soldats morts au combat au cimetière militaire du Mont Herzl à Jérusalem, le 13 avril 2021, avant la Journée du souvenir israélien, Yom HaZikaron, qui commence ce mardi soir. (Yonatan Sindel/Flash90)

À l’occasion de Yom HaZikaron, deux organisations orthodoxes proposent de rendre hommage à l’un des 23 928 soldats israéliens tombés au combat et victimes du terrorisme.

Dans le cadre de cette initiative, nommée « Pour chaque victime il y a un chapitre », l’internaute s’engage à accomplir une mitsva pour un soldat décédé et à réciter des téhilim.

Le projet a été créé par l’organisation Gesher et l’initiative Dossim, en partenariat avec le site Tehilim Yahad. Une plateforme a été lancée spécifiquement pour rendre hommage aux soldats décédés.

Selon Ilan Geal-Dor, directeur de Gesher, les divisions entre les religieux et le reste de la société israélienne ces derniers mois ont renforcé l’importance du projet.

« Le projet a été créé par le désir et le besoin de montrer à l’ensemble du peuple juif que le secteur haredi n’est pas ce petit groupe de gens qui ne s’arrêtent pas pendant la sirène le jour du Souvenir, ou qui ignore les règles du ministère de la Santé, mais plutôt un grand et large [secteur] qui ressent la douleur de la nation et veut contribuer à la commémoration et ressusciter les âmes des soldats de Tsahal tombés au combat », a-t-il dit au Jerusalem Post.

L’initiative « Pour chaque victime il y a un chapitre ».

La récitation de Tehillim est la manière juive classique de commémorer les défunts, a rappelé Akiva Weisfeld, l’un des fondateurs de l’initiative, qui a voulu montrer que les Haredim se préoccupaient des soldats tués. Ces récitations visent à élever l’âme de ceux pour lesquels les psaumes sont lus.

« Les Juifs religieux ne croient pas tant aux fleurs et aux sirènes pour se souvenir des morts », a-t-il dit. « Réciter des Tehillim est ce que nous pensons être la meilleure façon de leur rendre hommage. »

Le jour du Souvenir a commencé mardi soir par une sirène, qui donne lieu à une minute de silence. Les voitures et les passants qui circulaient se sont immobilisés et les Israéliens rentrés chez eux sont sortis sur leurs balcons et dans leurs jardins pour entamer cette journée de deuil, ponctuée de cérémonies et d’hommages publics.

Une deuxième sirène, d’une durée de deux minutes, se déclenchera à 11 heures mercredi, et sera suivie de la principale cérémonie de Yom HaZikaron au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, ainsi que de manifestations plus modestes dans les cimetières du pays.

Les cérémonies du Yom HaZikaron ont officiellement débuté au centre Yad LaBanim à Jérusalem mardi après-midi, en présence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, du président de la Knesset Yariv Levin et de la juge en chef Esther Hayut.

Contrairement à l’année dernière, où la pandémie avait entraîné la tenue de toutes les cérémonies de Yom HaZikaron sans public et l’annulation de plus petits événements prévus dans les cimetières municipaux du pays, les manifestations de cette année seront soumises à peu de restrictions sanitaires.

Depuis le dernier Yom HaZikaron, 112 nouveaux noms ont été ajoutés à la liste de ceux qui sont morts en défendant le pays depuis 1860.

43 d’entre eux étaient des soldats de Tsahal, des officiers de police et des civils, et 69 étaient des anciens combattants handicapés décédés à la suite de complications de blessures subies pendant leur service.

Les chiffres incluent tous les soldats et les policiers qui sont décédés pendant leur service au cours de l’année écoulée, notamment à la suite d’un accident, d’un suicide ou d’une maladie.

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