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Emilie Gomis entendue par la police après son message anti-Israël

Le pôle national de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris a ouvert mi-décembre une enquête pour apologie du terrorisme

Émilie Gomis, basketteuse française médaillée olympique, à Nantes, le 21 juin 2017. (Crédit : Loïc Venance/AFP)
Émilie Gomis, basketteuse française médaillée olympique, à Nantes, le 21 juin 2017. (Crédit : Loïc Venance/AFP)

L’ex-basketteuse et ex-ambassadrice des Jeux olympiques (JO) Emilie Gomis était entendue ce jeudi en audition libre à Paris dans une enquête pour apologie du terrorisme.

Deux jours après les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre dernier, Emilie Gomis avait republié brièvement sur Instagram, avant de le retirer, un message dans lequel on voyait des cartes de France de 1947, 1967 et 2023, sur lesquelles un drapeau français était progressivement remplacé par le drapeau israélien avec cette question : « Que feriez-vous dans cette situation ? »

Un temps passée inaperçue, sa republication avait été pointée du doigt plus tard, suscitant des critiques. Emilie Gomis a quitté le 10 janvier son poste d’ambassadrice des JO-2024 de Paris et présenté ses excuses.

Suite à une plainte du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), le pôle national de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris a ouvert mi-décembre une enquête pour apologie du terrorisme.

À l’issue de son audition jeudi matin par les enquêteurs de la police judiciaire parisienne, Mme Gomis a déclaré être « soulagée » et déploré une « erreur » et une « maladresse ».

La basketteuse a ajouté n’avoir « jamais voulu inciter à la haine ni quoi que que ce soit ». « J’ai tout simplement dit qu’effectivement le timing de publication était très mauvais, (…) après les attaques atroces du 7 octobre que je condamne fermement. »

« La situation géopolitique amène les citoyens à s’exprimer d’une certaine manière, on ne peut plus rester silencieux. Malgré mon statut et mes fonctions, je l’ai payé », a-t-elle dit, en larmes.

« La sanction a été claire à mon encontre, l’acharnement je pense que ça suffit maintenant. Maintenant, l’objectif pour moi c’est d’avancer et de continuer à faire ce que j’ai toujours fait », a ajouté la vice-championne olympique 2012.

« Il n’a jamais été question d’être antisémite ou quoi que ce soit, j’aurais dû être neutre » a concédé Mme Gomis. « Par ma fonction » d’ambassadrice des JO, « on a touché à Paris-2024, je le regrette » a-t-elle dit.

« Nous considérons que cette convocation n’avait pas lieu d’être, on est face à une disproportion manifeste », a ajouté son avocat, Me Vincent Brengarth.

« Que faut-il faire de plus ? Emilie Gomis a retiré son post, elle s’en est excusée, expliquée, la publication subitement ressurgit plusieurs semaines après, avec nécessité de démissionner, puis aujourd’hui une audition libre », a-t-il critiqué.

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