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En Marche : Florence Drory investie pour la 8e circonscription des Français de l’étranger

La candidate veut se démarquer de Meyer Habib 'en représentant toute la 8e circonscription' et en redonnant 'de l'aura et de la distinction à cette fonction'

Florence Drory, investit candidate de la République en marche, pour les élections législatives de la 8e cicronscription des Français de l'étranger (Crédit: Drory)
Florence Drory, investit candidate de la République en marche, pour les élections législatives de la 8e cicronscription des Français de l'étranger (Crédit: Drory)

Jean-Paul Delevoye, président de la commission nationale d’investiture du parti la République en Marche! a désigné Florence Drory pour briguer le siège des députés des Français de l’étranger de la 8e circonscription, qui inclue l’Italien Israël, la Grèce, la Turquie, Malte, Saint Marin, Chypre, et le Saint-Siège.

Vous avait été investie comme candidate pour la 8e circonscription des Français de l’étranger pour le nouveau parti d’Emmanuel Macron la République en marche. Que va devenir la section du parti socialiste d’Israël, section Yitzhak Rabin, que vous dirigiez jusqu’alors ?

Je ne sais pas ce que va devenir cette section. Pour ma part, je démissionne à la fois du secrétariat de la section et du PS.

Quid du reste de la section ? Les autres membres vous suivent-il dans votre démarche ?

Oui, 100 % d’entre eux. Tous les membres de la section ont decidé de soutenir ma candidature. Chacun a été libre de son choix. Mais, s’ils quittent la section israélienne du PS, je ne connais pas leur choix vis-à-vis du PS. Mais ils soutiennent tous ma candidature.

Je vais démissionner mais je suis très malheureuse de ce qui se passe au PS. On a atteint le fond. Ce parti a été ma maison pendant des années, et je reste très attachée aux camarades. Qu’il y ait des débats sur la ligne politique à suivre, c’est tout à fait normal, cela fait partie des discussions. Mais il y a aujourd’hui une espèce de déliquescence, il n’y a plus de transparence. C’est cette atmosphère de fin qui me rend très triste. Il est peut-être vraiment temps du renouveau. Cela a été l’intuition d’Emmanuel Macron sur l’essoufflement des grands partis. Je l’ai constaté de mes yeux.

Vous allez affronter le député sortant, Meyer Habib, investi par UDI-LR. Comment comptez-vous vous convaincre un électorat, je parle ici de l’électorat israélien spécifiquement, massivement orienté à droite ?

En effet c’est l’un des pincipaux adversaires. Il est vrai qu’au premier tour de l’élection, François Fillon a réalisé un score de 60 %, contre 30 % pour Emmanuel Macron. Mais il est important de comparer ses résultats à ceux de l’élection de 2012, pour constater un essoufflement.

En 2012, au premier tour, Nicolas Sarkozy avait réalisé un score de 81 %, contre seulement 8 % pour François Hollande. Il y a une évolution qui nous est favorable surtout dans ce contexte post-présidentielle. Emmanuel Macron a récolté 96 % des voix sur l’ensemble des Français de l’étranger, sur toutes les circonscriptions.

On peut donc penser que les électeurs du 1er et du 2e tour, voudront lui donner les moyens d’appliquer ses projets, en lui donnant une majorité franche et large.

Pour répondre à votre question, lors de cette campagne j’irais expliquer ce que l’on peut faire quand on est député de la majorité présidentielle, quand on bénéficie de la détermination et de la proximité avec le futur gouvernement. Cela procure un poids certain pour aider sa circonscription.

Mais il ne faut pas se tromper d’élection. Il s’agit d’envoyer un député qui représentera aussi bien les Français de Malte, de Chypre, ou d’Italie que d’Israël.

De plus, je veux en tant que candidate redonner de l’aura et de la distinction à cette fonction. J’ai l’intention de faire une campagne digne, et pour tous les Français de la circonscription.

Je ne cherche pas à convaincre que les Français d’Israël, même si je partage leurs préoccupations : je suis Israélienne, comme mes enfants. Je présenterai donc bientôt mes propositions pour toute la circonscription, nous sommes actuellement en train d’étudier les dossiers.

Les principaux chantiers sont l’éducation, la reconnaissance des diplômes la fiscalité, la protection sociale, le renforcement de la coopération économique, culturelle et technologique avec des propositions que je développerai. Par ailleurs, faire en sorte que les Français installés à l’étranger soient mieux entendus au niveau national.

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