Enquêtes sur Netanyahu : Mandelblit veut d’autres témoignages
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Enquêtes sur Netanyahu : Mandelblit veut d’autres témoignages

Des responsables du site Walla sont appelés à apporter des témoignages supplémentaires dans l'Affaire 4000, ce qui ne devrait pas retarder la décision du procureur général

Le procureur général Avichai Mandelblit durant une conférence organisée par Hadashot News à Jérusalem le 3 septembre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)
Le procureur général Avichai Mandelblit durant une conférence organisée par Hadashot News à Jérusalem le 3 septembre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)

Le procureur-général Avichai Mandelblit a ordonné aux enquêteurs de collecter des informations supplémentaires auprès de témoins dans une affaire de corruption impliquant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a fait savoir jeudi la chaîne Hadashot.

Dans l’enquête, connue sous le nom d’Affaire 4000, Netanyahu est soupçonné d’avoir fait avancer des mesures de régulation favorables à l’actionnaire principal de Bezeq, Shaul Elovitch, en échange d’une couverture flatteuse sur le site d’information Walla, propriété de ce dernier. La police a recommandé l’inculpation des deux hommes.

Selon Hadashot, un certain nombre d’employés de Walla ont été convoqués pour apporter leurs témoignages, notamment des hauts-responsables et d’autres qui n’avaient pas été appelés à témoigner jusqu’à présent, pour compléter les preuves d’ores et déjà réunies.

Citant des responsables proches de l’enquête qui n’ont pas été identifiés, le reportage a expliqué que ces témoignages supplémentaires ne devraient pas retarder l’annonce d’une éventuelle inculpation du Premier ministre – ou de la fermeture du dossier – par Mandelblit.

Netanyahu, qui a nié toute malversation, a appelé Mandelblit à ne pas faire part de sa décision d’une potentielle mise en examen avant le scrutin du 9 avril, le processus de cette audience ne pouvant être terminé avant le vote. Le Premier ministre a aussi juré de continuer à diriger son parti du Likud lors des élections, même s’il devait être convoqué entre temps.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors des funérailles de l’ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères Moshe Arens au cimetière de Savyon, le 8 janvier 2019. (Flash90)

La police a également recommandé l’inculpation de Netanyahu dans deux autres enquêtes criminelles.

Dans une déclaration en direct retransmise en direct à la télévision et en prime-time dans la soirée de lundi, Netanyahu a demandé que la police l’autorise à se confronter à ses anciens conseillers et collègues qui auraient fourni des preuves concluantes contre lui dans les trois dossiers où il fait figure de suspect.

Mercredi, la chaîne Hadashot a fait savoir qu’une source proche de l’enquête avant dit que le Premier ministre avait déjà manqué une opportunité préalable d’affronter ceux qui avaient témoigné en sa défaveur – une affirmation rejetée par les avocats de Netanyahu qui ont expliqué qu’il s’agissait d’une initiative visant à décrédibiliser une fois encore leur client.

En plus de l’Affaire 4000, Netanyahu est également soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin sous la forme de cadeaux de la part de riches associés et, dans un autre cas, il est soupçonné d’avoir tenté de conclure un accord de compromis prévoyant des faveurs en termes de régulation en échange d’une couverture médiatique positive de ses actions.

Des informations parues dans les médias ont noté que Mandelblit, qui décidera d’une éventuelle inculpation, annoncera sa décision au mois de février.

Netanyahu a rejeté les accusations de corruption, évoquant une chasse aux sorcières, et a poussé Mandelblit à ne faire part de sa décision qu’à l’issue des élections, disant qu’elle pourrait influencer le scrutin de manière inéquitable dans la mesure où il ne pourrait pas faire connaître sa propre version des événements d’ici là.

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