Erdogan appelle l’Egypte et les pays du Golfe à un partenariat « gagnant-gagnant »
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Erdogan appelle l’Egypte et les pays du Golfe à un partenariat « gagnant-gagnant »

Après plusieurs années de crise diplomatique, Ankara cherche à normaliser ses relations avec ses rivaux régionaux

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'exprime devant les députés de son parti à Ankara, en Turquie, le 23 décembre 2020. (Crédit : Présidence turque via l'AP, Pool)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'exprime devant les députés de son parti à Ankara, en Turquie, le 23 décembre 2020. (Crédit : Présidence turque via l'AP, Pool)

La Turquie souhaite avec l’Egypte et les pays du Golfe un partenariat « gagnant-gagnant », a déclaré mardi le président Recep Tayyip Erdogan, au moment où Ankara cherche à normaliser ses relations avec ses rivaux régionaux.

« Nous voulons exploiter au mieux les opportunités de coopération avec l’Egypte et améliorer nos relations selon le principe ‘gagnant-gagnant' », a déclaré M. Erdogan lors d’un entretien à la chaîne de télévision étatique turque TRT.

« Cela est valable également pour les pays du Golfe », a ajouté M. Erdogan, en référence à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis avec lesquels la Turquie entretient des relations tendues.

Après plusieurs années de crise diplomatique, la Turquie a lancé une offensive de charme pour réparer ses relations avec ces trois pays, à commencer par l’Egypte.

Les rapports entre Ankara et Le Caire ont été quasiment rompus après la destitution en 2013 du premier président démocratiquement élu d’Egypte Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans et soutenu par la Turquie.

Début mai, une importante délégation turque s’est rendue au Caire pour y mener les discussions au plus haut niveau entre les deux pays depuis 2013.

« Je connais très bien et j’aime le peuple égyptien. Nos relations culturelles sont très fortes », a insisté mardi M. Erdogan.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, (à droite), le président américain Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel, (en arrière-plan), posent pendant une photo pour les dirigeants de l’OTAN à Hertfordshire, en Angleterre, le 4 décembre 2019. (Peter Nicholls, Pool Photo via AP)

Les gestes d’ouverture de la Turquie interviennent alors qu’elle cherche à sortir de son isolement diplomatique en Méditerranée orientale, où la découverte d’importants gisements de gaz naturel ces dernières années a donné lieu à un partage entre les pays riverains dont Ankara se sent exclu.

Cette amorce de dégel entre Ankara et Le Caire coïncide aussi avec un apaisement en cours entre l’Egypte et le Qatar, principal allié de la Turquie dans la région.

Mais le chemin vers une réconciliation entre la Turquie et ses rivaux du monde arabe ne semble pas évident, tant la liste des dossiers qui empoisonnent leurs relations est longue.

Ces pays se sont notamment opposés dans le récent conflit en Libye, où Ankara a appuyé militairement le gouvernement de Tripoli combattu par une faction soutenue par l’Egypte, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

Les relations entre Ankara et Ryad restent également plombées par l’assassinat en 2018 de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul.

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