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Erdogan: le résultat des élections n’impactera pas le rapprochement israélo-turc

Le président turc a déclaré qu'il s'engageait à entretenir des relations avec Jérusalem fondées sur le "respect mutuel", alors que Netanyahu s'apprête à revenir au pouvoir

Le président turc Recep Tayyip Erdogan prononce un discours lors d'une réunion de son parti Justice et Développement à la Grande Assemblée nationale turque à Ankara, le 18 mai 2022. (Crédit : Adem Altan/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan prononce un discours lors d'une réunion de son parti Justice et Développement à la Grande Assemblée nationale turque à Ankara, le 18 mai 2022. (Crédit : Adem Altan/AFP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a insisté sur le fait que son pays maintiendrait ses relations récemment rafraîchies avec Israël, quel que soit le résultat du scrutin de mardi, alors même que l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, avec lequel il partageait une relation notoirement épineuse, semble sur le point de revenir au pouvoir.

« Quel que soit le résultat des élections, nous voulons maintenir des relations avec Israël sur une base durable, fondée sur le respect mutuel des sensibilités et des intérêts communs », a déclaré Erdogan au radiodiffuseur turc ATV.

Le résultat définitif n’a pas encore été annoncé mais Netanyahu semble sur le point de faire un retour fracassant à la tête d’une coalition de droite comprenant notamment le parti ultra-nationaliste Otzmah Yehudit, connu pour ses positions anti-arabes et homophobes.

Jérusalem et Ankara ont progressivement renoué leurs liens au cours de l’année écoulée, après plus d’une décennie au cours de laquelle les relations ont été tendues en raison des protestations turques concernant le traitement des Palestiniens par Israël, notamment à Gaza.

Israël a également exprimé sa colère face au soutien d’Ankara au groupe terroriste palestinien du Hamas.

Netanyahu, qui a dirigé le pays pendant la majeure partie de cette période, s’est vivement opposé à Erdogan à plusieurs reprises, les deux hommes se lançant souvent des attaques publiques virulentes l’un contre l’autre, s’accusant notamment mutuellement de génocide.

Des Turcs pro-palestiniens brûlent un drapeau israélien en dénonçant les plans israéliens de construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est, à Istanbul, en Turquie, le 10 mars 2019. (Crédit : AP/Ibrahim Usta)

Malgré ces relations difficiles, les liens n’ont jamais été totalement rompus, les deux pays conservant intacts les liens commerciaux et touristiques, très lucratifs.

Les relations ont commencé à s’améliorer lentement l’année dernière. Erdogan et le président Isaac Herzog ont échangé des messages personnels, suivis d’une série de contacts diplomatiques de plus en plus nombreux sur diverses questions avec un gouvernement composé de rivaux de Netanyahu, qui semble maintenant sur le point d’être évincé du pouvoir.

La semaine dernière, le ministre de la défense Benny Gantz a rencontré Erdogan à la résidence présidentielle d’Ankara, le premier voyage officiel en Turquie d’un chef de la défense israélienne depuis plus de dix ans.

En septembre, le Premier ministre Yair Lapid a rencontré Erdogan en marge de la réunion annuelle de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies. Il s’agissait de la première rencontre de ce type entre un Premier ministre israélien et le dirigeant turc depuis la rencontre entre Ehud Olmert et Erdogan en Turquie en 2008.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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