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Erdogan : pas de paix au Moyen-Orient si Israël « opprime » les Palestiniens

Dans un discours à l'ONU, le président turc condamne les "violations" de l'État juif à Jérusalem et appelle à une solution à deux États

Le président turc Recep Tayyip Erdogan prend la parole lors du rassemblement annuel à New York pour la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 21 septembre 2021, à New York. (Pool/Getty Images North America/Getty Images via AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan prend la parole lors du rassemblement annuel à New York pour la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 21 septembre 2021, à New York. (Pool/Getty Images North America/Getty Images via AFP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fustigé l' »oppression » des Palestiniens par Israël et ses « violations » à Jérusalem lors de son discours de mardi devant l’Assemblée générale des Nations unies, appelant à la reprise des pourparlers de paix.

M. Erdogan, qui critique très souvent Israël, a souligné « la nécessité de relancer le processus de paix et d’envisager à nouveau une solution à deux États le plus rapidement possible, sans plus attendre ».

Il a déclaré que la paix et la stabilité au Moyen-Orient sont impossibles tant que l' »oppression d’Israël contre nos frères palestiniens » se poursuit.

« Les politiques d’occupation, d’annexion de terres et de colonisation illégale doivent prendre fin le plus rapidement possible », a-t-il déclaré.

Erdogan a condamné les « violations israéliennes du statut international de Jérusalem » et du caractère sacré du mont du Temple, qui abrite la mosquée Al-Aqsa, troisième site le plus sacré de l’islam. Le mont du Temple est également considéré comme le lieu le plus sacré du judaïsme, car c’est là que se trouvaient les premier et deuxième temples juifs.

La Turquie, autrefois un puissant allié musulman d’Israël, est devenue un ennemi géopolitique sous Erdogan. Le dirigeant turc, proche des chefs terroristes du Hamas, s’est souvent lancé dans des diatribes contre Israël, notamment lors de son discours à l’Assemblée générale l’année dernière, dans lequel il a accusé l’État juif d’étendre sa « main sale » sur Jérusalem. Ce discours a provoqué le départ de l’envoyé israélien auprès des Nations unies, Gilad Erdan, qui a condamné le discours comme étant « antisémite ».

Pourtant, Ankara a continué à entretenir des liens ouverts avec l’État juif, notamment en matière de tourisme et de commerce. Erdogan a déclaré en décembre dernier qu’il souhaitait améliorer les relations avec Israël.

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