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Espionnage/Hamas: un chef des Frères musulmans encore condamné à la perpétuité en Egypte

Selon une source judiciaire, Mahmoud Ezzat, déjà condamné à la perpétuité en avril dans une autre affaire, a été reconnu coupable de "collaboration avec le Hamas"

Mahmoud Ezzat, haut dirigeant des Frères musulmans, à gauche, et Mohammed Badie, dirigeant des Frères musulmans, quittent une conférence de presse au Caire, en Égypte, le 5 mai 2010. (Crédit : AP / Amr Nabil)
Mahmoud Ezzat, haut dirigeant des Frères musulmans, à gauche, et Mohammed Badie, dirigeant des Frères musulmans, quittent une conférence de presse au Caire, en Égypte, le 5 mai 2010. (Crédit : AP / Amr Nabil)

Mahmoud Ezzat, dirigeant de 77 ans de la confrérie islamiste des Frères musulmans, interdite en Egypte, a été de nouveau condamné dimanche à la perpétuité par un tribunal du Caire pour espionnage au profit du Hamas, mouvement terroriste islamiste palestinien.

Selon une source judiciaire, Ezzat, déjà condamné à la perpétuité en avril dans une autre affaire, a été reconnu coupable de « collaboration avec le Hamas », issu de la mouvance des Frères musulmans et qui contrôle la bande de Gaza.

Il est possible de faire appel de ce verdict, a précisé la source.

Classée comme organisation terroriste en Egypte depuis l’été 2013, la confrérie des Frères musulmans est aujourd’hui quasi anéantie.

Membre des Frères musulmans depuis les années 1960, Ezzat a été emprisonné sous les présidents Nasser, Sadate et Moubarak.

Le procureur général Hicham Barakat (à gauche) avec le président égyptien par intérim Adly Mansour, au Caire, le 10 juillet 2013. (Crédit : AFP)

En 2015, M. Ezzat avait déjà été condamné par contumace à perpétuité mais aussi à mort, pour l’assassinat de militaires et représentants de l’Etat, notamment l’ancien procureur général Hicham Barakat.

Fondée en 1928, la confrérie s’est établie dès le milieu du 20e siècle comme le principal mouvement d’opposition en Egypte. Mais les Frères musulmans ont été rayés du paysage politique en 2013, après le bref mandat d’un an de l’un des leurs, Mohamed Morsi.

Premier président élu démocratiquement après la révolte populaire de 2011, M. Morsi a été destitué en 2013 par l’armée, alors dirigée par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi – devenu depuis président -, à la faveur de manifestations de masse.

Des centaines de ses partisans ont été tués en une seule journée, en août 2013, lors de manifestations au Caire. Des milliers d’autres ont été emprisonnés, des dizaines exécutés et d’autres ont fui à l’étranger. Morsi lui-même est décédé en plein procès en juin 2019.

Le président islamiste égyptien Mohammed Morsi, dans le box des accusés, au tribunal du Caire, le 8 mai 2014. (Crédit : AP Photo/Tarek el-Gabbas, File)

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