Israël en guerre - Jour 254

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Fin de l’assignation à résidence pour Aviad Frija qui a tué Yuval Castleman

Le parquet militaire attend les résultats des rapports pathologiques et balistiques avant de se prononcer sur une éventuelle poursuite du réserviste pour homicide par imprudence

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

À gauche, Aviad Frija, au tribunal militaire, le 5 décembre 2023 ; Yuval Castleman, abattu alors qu'il venait d'ouvrir le feu sur des terroristes, à Jérusalem, le 1er décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran Walla ; Autorisation)
À gauche, Aviad Frija, au tribunal militaire, le 5 décembre 2023 ; Yuval Castleman, abattu alors qu'il venait d'ouvrir le feu sur des terroristes, à Jérusalem, le 1er décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran Walla ; Autorisation)

Aviad Frija, le réserviste de Tsahal qui a tiré un coup fatal sur Yuval Castleman lors d’une attaque terroriste à Jérusalem, a été libéré de son assignation à résidence suite à un accord conclu entre le parquet militaire et les avocats de Frija.

Depuis l’attentat du 30 novembre, Frija se trouvait en résidence surveillée. Ce jour-là, il a ouvert le feu sur les deux terroristes qui ont commis l’attentat, mais il a également tiré sur Castleman, un civil armé qui avait lui aussi ouvert le feu sur les terroristes.

Au moment des faits, Castleman avait déposé son arme et levait les mains en l’air en criant « Ne tirez pas ». Quatre jours plus tard, Frija a été arrêté, accusé d’homicide par imprudence.

Les avocats militaires de Frija ont salué la décision prise mardi en fin de journée de le libérer de son assignation à résidence, notant qu’il avait pleinement coopéré à l’enquête.

« Nous sommes convaincus qu’au terme de l’enquête, le bureau de l’avocat général militaire établira que le soldat de réserve Aviad Frija a agi de bonne foi et qu’il a sincèrement cru qu’il était en train d’éliminer l’un des terroristes qui constituait toujours une menace pour lui et pour d’autres « , ont déclaré les avocats, le colonel (Rés.) Shlomi Tzipori et le colonel (Rés.) Ran Cohen Rochberger.

Le parquet militaire attend à présent les rapports balistiques et pathologiques, qui ont été quelque peu retardés, avant de prendre la décision d’inculper ou non Frija, ce qui devrait prendre encore quelques semaines.

Des policiers et des secouristes sur les lieux d’une attaque terroriste par balles à Jérusalem, le 30 novembre 2023. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP)

Trois personnes avaient été tuées et cinq blessées par deux terroristes du Hamas lors de l’attentat de novembre, lorsqu’ils ont ouvert le feu sur des personnes qui attendaient à un arrêt de bus. Castleman roulait de l’autre côté de la rue lorsque l’attaque a eu lieu ; il a arrêté sa voiture et traversé la route, pour se précipiter sur les terroristes et leur tirer dessus.

Frija était l’un des deux militaires en permission qui ont répondu à l’attaque terroriste, tuant les deux terroristes mais également Castleman, un civil armé qui avait également ouvert le feu sur les terroristes, et que Frija aurait pris pour une troisième terroriste.

La vidéo de la scène montre Castleman jetant son arme, tombant à genoux et levant les mains en l’air tout en criant « Ne tirez pas » alors que les soldats s’approchent de lui et qu’une autre balle est tirée sur lui.

Avant de s’effondrer Castleman aurait également crié aux soldats : « Regardez ma carte d’identité, je suis juif ».

Le père de Castleman a déclaré, après la mort de son fils, que Frija avait « procédé à une exécution » et a demandé une enquête approfondie.

Yuval « a fait tout ce qu’il pouvait pour qu’ils puissent l’identifier. Il s’est mis à genoux, il a ouvert sa veste pour montrer qu’il n’avait pas d’explosifs sur lui, il leur a crié « Ne tirez pas, je suis juif, je suis israélien », mais ils ont continué à lui tirer dessus », a-t-il déclaré à la radio de l’armée, ajoutant que Yuval avait été touché à la mâchoire et au menton, ce qui l’aurait empêché d’appeler à l’aide.

Les avocats de Frija ont insisté mardi soir sur le fait que les circonstances de l’incident ne permettaient pas d’engager des poursuites pénales.

« Dans les circonstances opérationnelles extrêmes dans lesquelles il a agi lors d’un face-à-face avec une cellule terroriste, il n’y a pas lieu d’engager des poursuites pénales. Il ne s’agit pas d’un incident criminel mais d’une erreur opérationnelle, et c’est ainsi qu’elle doit être traitée », ont déclaré Zipori et Rochverger.

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