Picardie: Le cofondateur d’un clan néo-nazi incarcéré pour « violences aggravées »
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Picardie: Le cofondateur d’un clan néo-nazi incarcéré pour « violences aggravées »

Chef du clan néo-nazi des "Loups blancs", Jérémy Mourain avait été condamné en 2017 à 9 ans de prison par le tribunal correctionnel d'Amiens notamment pour "violences en réunion"

Gauchy, dans l'Aisne. (Crédit : capture d'écran Google Maps)
Gauchy, dans l'Aisne. (Crédit : capture d'écran Google Maps)

Jérémy Mourain, cofondateur d’un mouvement néo-nazi appelé les « Loups blancs », a été mis en examen pour « violences volontaires aggravées » et placé en détention provisoire, soupçonné d’avoir blessé quatre personnes notamment avec un fusil à Gauchy (Aisne), a-t-on appris mardi auprès du parquet de Saint-Quentin.

Le 14 juillet, « une altercation a eu lieu entre un groupe de jeunes et un autre individu » à Gauchy, et, le lendemain, à la suite de cette altercation, « il y a eu un règlement de comptes » avec « des coups de feu », a indiqué à l’AFP le parquet, confirmant une information du Courrier Picard et de l’Aisne Nouvelle

L’auteur présumé de ces coups de feu, Jérémy Mourain, « a été mis en examen pour violences volontaires avec armes », de type « fusil » et « couteau », et placé en détention provisoire samedi a précisé le parquet qui fait état de « quatre victimes » dont le pronostic vital n’est pas engagé. 

Selon cette source, « aucun critère raciste » n’a été retenu à ce stade et Jérémy Mourain « conteste les faits » qui lui sont reprochés. 

Selon la presse locale, citant des témoins, des insultes racistes auraient été proférées par l’auteur présumé. 

Chef du clan néo-nazi des « Loups blancs », Jérémy Mourain avait été condamné en 2017 à neuf ans de prison par le tribunal correctionnel d’Amiens notamment pour « violences en réunion », « dégradations de biens par moyen dangereux » et « organisation et participation à un groupe de combat », a indiqué à l’AFP le parquet d’Amiens.  

Placé en détention provisoire en 2015, « il est resté incarcéré après sa condamnation en 2017 » et depuis le 31 août 2020, « il était placé sous bracelet électronique », a-t-il ajouté. 

Créé début 2013 à Ham (Somme), le WWK (« White Wolves Klan ») est né sur les cendres de Troisième Voie, autre groupuscule qui avait à sa tête Serge Ayoub, ancien chef des skinheads d’extrême droite parisiens et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), et mentor de Jérémy Mourain. 

Cette organisation avait été dissoute en juillet 2013 par décret du gouvernement après la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric en juin 2013 à Paris, suite à une rixe dans laquelle étaient impliqués certains de ses membres.

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