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Frappe dans un camp de Rafah: Un shrapnel à l’origine de l’incendie d’un réservoir de carburant ?

Selon ABC News, l'État juif a dit aux États-Unis penser qu'un éclat d'obus a entraîné l'explosion du réservoir, mettant le feu aux tentes voisines qui hébergeaient des Palestiniens déplacés dans le cadre d'une attaque contre les responsables du Hamas

Capture d'écran d'une vidéo filmée par un bénévole du Croissant rouge montrant un incendie dans un camp pour Palestiniens déplacés à Rafah, dans le sud de Gaza, suite à une frappe israélienne contre un complexe qui, a affirmé Tsahal, était utilisé par le Hamas, le 26 mai 2024. (Crédit : PRCS/AFP)
Capture d'écran d'une vidéo filmée par un bénévole du Croissant rouge montrant un incendie dans un camp pour Palestiniens déplacés à Rafah, dans le sud de Gaza, suite à une frappe israélienne contre un complexe qui, a affirmé Tsahal, était utilisé par le Hamas, le 26 mai 2024. (Crédit : PRCS/AFP)

Des officiels israéliens ont expliqué aux États-Unis qu’ils pensaient que les tentes qui abritaient des Palestiniens déplacés ont été dévastées par les flammes après qu’un réservoir à carburant a pris feu, selon des informations qui ont été rendues publiques lundi.

Le réservoir était situé à environ cent mètres du secteur visé lors de l’attaque aérienne israélienne mais un éclat d’obus rempli de balles ou autre y a déclenché un incendie, a précisé ABC News, citant les propos tenus par un responsable américain qui n’a pas été identifié.

Selon ce reportage, l’administration américaine n’est pas en mesure, pour le moment, d’accepter ou de rejeter cette version des événements telle qu’elle a été établie par l’État juif et elle attend les conclusions d’une enquête qui a été ouverte sur cet incident meurtrier.

Le responsable a aussi réaffirmé encore une fois l’opposition de Washington à toute offensive terrestre majeure à Rafah tout en soulignant que ce n’est pas le type d’opération pour laquelle Israël semble avoir opté pour le moment.

La frappe, au cœur d’investigations lancées par une instance militaire indépendante qui a la charge d’examiner les incidents inhabituels survenant dans le cadre du conflit, visait le commandant du « quartier-général du Hamas en Cisjordanie » – accusé d’avoir organisé des attentats anti-israéliens en Cisjordanie et depuis cette dernière – et d’autres membres de premier plan de son unité.

Le commandant a été tué.

Selon les autorités du Hamas, environ 45 personnes ont perdu la vie dans cette attaque, qui a également touché plusieurs tentes et autres abris où des milliers de personnes se réfugiaient. Elle a eu lieu dans le quartier Tel Sultan, qui est situé dans l’Ouest de Rafah.

Les Palestiniens sur le site d’une frappe israélienne ciblant deux terroristes du Hamas, à proximité d’un camp de personnes déplacées à Rafah le 27 mai 2024. (Crédit : AP Photo/Jehad Alshrafi)

Cette frappe a provoqué les condamnations féroces de l’Union européenne, des Nations unies, de l’Égypte, du Qatar, de l’Arabie saoudite, de la France et d’autres qui ont réclamé un cessez-le-feu immédiat à Gaza.

Les États-Unis ont déploré, lundi, les images « dévastatrices » et « déchirantes » de l’attaque.

« Israël a le droit de s’en prendre au Hamas, et nous comprenons que cette frappe a tué deux terroristes de haut rang du Hamas. Mais comme nous l’avons dit clairement, Israël doit prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils », a déclaré un porte-parole du Conseil de sécurité national de la Maison Blanche.

En réponse à l’incident, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait remarquer que l’État juif avait tenté d’assurer la sécurité des civils en évacuant un million de personnes de Rafah.

« Malgré tous les efforts que nous avons déployés, un incident tragique s’est produit hier. Nous enquêtons sur ce qui s’est passé et nous en tirerons les conclusions », a déclaré Netanyahu. « Pour nous, c’est une tragédie, pour le Hamas, c’est une stratégie ».

Il s’est engagé à poursuivre l’opération militaire à Gaza malgré les condamnations internationales croissantes qui dénoncent l’offensive lancée dans la ville la plus au sud de la bande.

Tsahal, de son côté, a fait savoir que la frappe avait été lancée après avoir eu des renseignements sur la présence dans le secteur de deux commandants de premier plan du Hamas, Yassin Rabia et Khaled Najjar. Les militaires ont affirmé avoir pris « de nombreuses initiatives » pour minimiser les atteintes aux civils et avoir cru que ces derniers seraient protégés.

A gauche, Yassin Rabia, commandant du « quartier-général du Hamas en Cisjordanie » ; à droite, Khaled Najjar, un autre membre de l’unité.

Une source militaire a indiqué que deux missiles avec une ogive « de taille réduite », qui était adaptée pour de telles cibles, ont été utilisés.

Tsahal a noté que l’attaque n’avait pas eu lieu dans « la zone humanitaire désignée » de la région d’al-Mawasi, qui se trouve sur la côte, où les Palestiniens ont été appelés à évacuer par l’armée, ces dernières semaines. Les Palestiniens disent que le secteur est surpeuplé, ce qui les oblige à trouver des refuges aux alentours.

La guerre à Gaza avait éclaté le 7 octobre – lorsque 3 000 terroristes, placés sous l’autorité du Hamas, avaient franchi la frontière séparant la bande et Israël et qu’ils avaient mené une attaque brutale dans le sud du pays, semant la dévastation. Près de 1 200 personnes avaient été tuées et 252 personnes avaient été kidnappées et prises en otage à Gaza – des civils en majorité. Les hommes armés s’étaient livrés à des atrocités, à des actes de torture et ils avaient perpétré des violences sexuelles à grande échelle.

Le ministère de la Santé, qui est placé sous l’autorité du Hamas, à Gaza, a indiqué qu’environ 36 000 personnes avaient été tuées au sein de l’enclave à l’occasion de la campagne militaire israélienne, une incursion qui aurait aussi fait 80 420 blessés.

Ces chiffres sont invérifiables et seulement environ 25 000 corps sans vie ont été identifiés dans les hôpitaux jusqu’à présent. Ce bilan humain comprend les 15 000 terroristes environ qu’Israël affirme avoir abattus dans le cadre de la guerre. L’armée a aussi fait savoir qu’elle avait tué un millier de terroristes sur le sol israélien, le 7 octobre.

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