Frappe israélienne présumée contre un dépôt d’armes du Hezbollah près de Damas
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Frappe israélienne présumée contre un dépôt d’armes du Hezbollah près de Damas

L'attaque qui a été rapportée survient une semaine après une frappe aérienne présumée contre une base militaire syrienne la semaine dernière

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Photo d'illustration. Un avion chasseur israélien F-15. (Crédit : Tsahi Ben-Ami/Flash90)
Photo d'illustration. Un avion chasseur israélien F-15. (Crédit : Tsahi Ben-Ami/Flash90)

Israël a mené des frappes aériennes sur un aéroport militaire situé à proximité de Damas dans la nuit de mardi, touchant probablement un dépôt d’armes appartenant au groupe libanais du Hezbollah, selon des informations non-confirmées transmises par l’opposition syrienne.

Aucune source officielle israélienne ou syrienne n’a encore réagi.

Selon ces informations, ces frappes ont touché l’aéroport militaire de Mezzeh, situé au sud-ouest de Damas.

La semaine dernière, les militaires syriens avaient annoncé qu’Israël avait mené des frappes aériennes sur une base militaire de la ville d’al-Qutayfah, aux abords de Damas. Ils auraient pris pour cible un dépôt d’armes qui contenait des missiles à longue portée.

« Nous avons une politique de longue haleine qui vise à empêcher le transfert d’armes susceptibles de changer la donne en faveur du Hezbollah sur le territoire syrien. Cette politique n’a pas changé. Et nous la faisons suivre d’actions si c’est nécessaire », avait expliqué le Premier ministre Benjamin Netanyahu mardi dernier lors d’un événement avec les responsables de l’OTAN à Jérusalem.

De hauts-ministres israéliens et des responsables de la Défense se seraient entretenus sur la situation en Syrie et au Liban, s’intéressant spécifiquement à l’ancrage iranien dans la région.

L’Iran est le principal soutien du Hezbollah.

« Le Moyen Orient est en guerre partout autour de nous et ce qui nous inquiète le plus, ce sont les efforts iraniens d’établir des bases militaires en Syrie », a expliqué le ministre de l’Energie Yuval Steinitz à la radio militaire la semaine dernière après avoir été interrogé sur certaines informations faisant état d’une série de « réunions extrêmement significatives » du cabinet de sécurité de haut-niveau sur les menaces à la frontière nord.

Le mois dernier, Israël aurait lancé des missiles sur une base iranienne présumée en Syrie, tuant 12 militaires et détruisant plusieurs constructions.

Image satellite montrant le résultat d’une supposée frappe aérienne israélienne sur une base iranienne établie en-dehors de Damas, 4 décembre 2017 (Crédit : ImageSat International ISI)

Israël est en pourparlers avec les Etats-Unis et la Russie, les principaux négociateurs en Syrie, pour conserver à l’écart de la frontière les milices chiites appuyées par l’Iran et le groupe terroriste du Hezbollah.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Avigdor Liberman et d’autres ont tous dit que la politique d’Israël consiste à prendre pour cibles des armes sophistiquées – dont les missiles de précision à longue portée – à destination ou en possession du Hezbollah.

La semaine dernière, le chef d’état-major de l’armée israélienne Gadi Eizenkot a indiqué que la menace la plus immédiate pour Israël était le Hezbollah, suivi par les autres groupes jihadistes soutenus par Téhéran et positionnés sur la frontière syrienne.

Décrivant l’Iran comme une « menace multidimensionnelle », le chef de l’armée a expliqué que l’aspect le plus inquiétant reste le désir de la République islamique d’acquérir des capacités nucléaires, ainsi que ses efforts d’hégémonie dans la région.

Le chef d’état-major Gadi Eisenkot durant une conférence au Centre interdisciplianire à Herzliya, le 2 janvier 2018. (Crédit : capture d’écran)

Il a noté la somme s’élevant à plus d’un milliard de dollars investie par le pays dans ses groupes mandataires au Liban, au Yémen, en Syrie, en Irak et – de plus en plus – dans les groupes terroristes palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Selon Eizenkot, chaque année, l’Iran envoie entre 700 millions de dollars et un milliard de dollars au Hezbollah, 100 millions à chacune des milices chiites en Syrie, aux milices chiites en Irak, aux rebelles au Yémen et au Jihad islamique palestinien ainsi qu’au groupe terroriste du Hamas.

Le chef de l’armée n’a pas donné la source de ces chiffres.

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