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GB: le grand rabbin soutient le plan d’accueil des réfugiés d’Ukraine chez l’habitant

"De nombreux Juifs sont en vie aujourd'hui parce que des inconnus ont accepté d'ouvrir leurs frontières et leurs maisons", a déclaré le rabbin Ephraim Mirvis

Le grand rabbin du Royaume-Uni Ephraim Mirvis à la résidence du président à Jérusalem, le 23 janvier 2020.(Crédit : Raphael Ahren/TOI)
Le grand rabbin du Royaume-Uni Ephraim Mirvis à la résidence du président à Jérusalem, le 23 janvier 2020.(Crédit : Raphael Ahren/TOI)

Le grand rabbin du Royaume-Uni, Ephraim Mirvis, a exhorté mardi la communauté juive britannique à apporter « son plein soutien » à un plan gouvernemental visant à fournir des logements aux réfugiés ukrainiens fuyant la guerre dans le pays.

« De nombreux Juifs sont en vie aujourd’hui parce que des inconnus ont accepté d’ouvrir leurs frontières et leurs maisons à leurs ancêtres lorsqu’ils fuyaient pour sauver leur vie », a affirmé M. Mirvis, cité dans UK Jewish News.

« Beaucoup d’autres n’ont pas survécu parce que trop peu l’ont fait. Je demande instamment à tous ceux qui le peuvent d’apporter leur soutien sans réserve à ce projet », ajoute-t-il.

Près de 89.000 personnes au Royaume-Uni ont manifesté leur souhait d’héberger chez eux des réfugiés ukrainiens, au lendemain du lancement par le gouvernement d’un programme d’accueil chez l’habitant aussitôt pris d’assaut.

Mardi matin, 88.712 personnes avaient manifesté leur intérêt, a indiqué à l’AFP le ministère chargé de ce dossier.

Les personnes décidant d’accueillir chez elles des réfugiés ukrainiens recevront 350 livres (418 euros) par mois et devront s’engager à héberger ces réfugiés pendant au moins six mois. Les réfugiés bénéficiaires, qui auront besoin d’obtenir un visa, pourront quant à eux vivre et travailler au Royaume-Uni pendant une période allant jusqu’à trois ans, mais aussi bénéficier des prestations sociales.

L’invasion russe en Ukraine a poussé près de trois millions de personnes sur les routes de l’exil.

Critiqué pour sa lenteur et le faible nombre de visas accordés – 4.600 selon les derniers chiffres communiqués mardi- ainsi que la complexité du processus initial, depuis simplifié, le gouvernement du Premier ministre Boris Johnson s’attelle à corriger la trajectoire.

Le gouvernement travaille aussi « à identifier l’utilisation appropriée des biens saisis » dans le cadre des sanctions prises contre des proches du pouvoir russe en représailles à l’invasion de l’Ukraine, a indiqué lundi un porte-parole de Boris Johnson.

L’AFP a contribué à cet article.

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