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Graffitis pro-Hamas: Sciences Po Strasbourg porte plainte

Sciences Po Strasbourg, où comme sur d'autres campus, une mobilisation pro-palestinienne est très active depuis deux ans, a connu plusieurs controverses à ce sujet

Photo d'illustration : L'entrée de Sciences Po Strasbourg bloquée par des étudiants pro-palestiniens et anti-Israël, le 28 janvier 2025. (Crédit : X / BFM Alsace)
Photo d'illustration : L'entrée de Sciences Po Strasbourg bloquée par des étudiants pro-palestiniens et anti-Israël, le 28 janvier 2025. (Crédit : X / BFM Alsace)

Sciences Po Strasbourg a porté plainte mercredi après la découverte de graffitis anti-israéliens et à la gloire du Hamas sur l’entrée de son bâtiment, a indiqué à l’AFP l’université de Strasbourg.

L’Institut d’études politiques (IEP) a porté plainte au commissariat de Strasbourg et fait un signalement au parquet pour « dégradations, antisémitisme et menaces », selon l’université. Le dépôt de plainte a été confirmé de source policière.

Un journaliste de l’AFP a constaté en fin de matinée que des slogans avaient été inscrits en lettres rouges sur les portes vitrées de l’IEP, parmi lesquels « Gloire au Hamas », « Vive le Hamas », « Mort aux colons » ou « Free Palestine ». Une inscription « Palestine vaincra » en lettres bleues sur un autre mur du bâtiment était en train d’être effacée.

Les étudiants membres du Comité Palestine Sciences Po Strasbourg ont immédiatement condamné ces tags dans un communiqué, niant en être à l’origine: « Ils ne reflètent ni nos mots, ni nos idées, ni nos actions ».

La maire écologiste Jeanne Barseghian a qualifié, dans une déclaration à l’AFP, ces inscriptions « d’inacceptables » : « Elles constituent une apologie du terrorisme et une offense à nos valeurs républicaines ».

L’ancienne maire et actuelle députée européenne (Renaissance) Fabienne Keller a aussi condamné sur X « un acte intolérable qui mérite des sanctions lourdes », tandis que l’eurodéputée (Rassemblement national) Virginie Joron a fustigé des « tags antisémites et incitant à la violence ».

L’apparition de ces inscriptions intervient deux ans et un jour exactement après le pogrom lancé par le Hamas dans le sud d’Israë, le 7 octobre 2023. Quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages. Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Vingt d’entre eux seraient encore en vie.

Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 67 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 20 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.

La situation à Gaza provoque régulièrement des débats houleux en Europe et en Amérique du nord, sur fond de montée de l’antisémitisme.

Sciences Po Strasbourg, où comme sur d’autres campus, une mobilisation pro-palestinienne est très active depuis deux ans, a connu plusieurs controverses à ce sujet.

Pendant plusieurs mois, un bras de fer a opposé la direction à des organisations étudiantes autour du partenariat de l’IEP avec une université israélienne.

Cette semaine, des étudiants s’opposent à la venue, prévue jeudi, d’un ancien ambassadeur de France en Israël, Eric Danon, l’accusant d’avoir justifié les dizaines de milliers de morts à Gaza.

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