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Hommage aux victimes du Hamas : Un « honneur » et un appel à « l’aide », pour des familles d’otages

Des familles d'otages franco-israéliens aux mains du Hamas ont affirmé mardi vivre comme un "honneur" l'hommage rendu mercredi à Paris aux victimes de l'attaque du 7 octobre

Un panneau rue de Lobau, à l’entrée de l’hôtel de ville de Paris, pour la libération des otages du Hamas, en janvier 2024. (Crédit : Karen Taieb, adjointe à la maire de Paris / X)
Un panneau rue de Lobau, à l’entrée de l’hôtel de ville de Paris, pour la libération des otages du Hamas, en janvier 2024. (Crédit : Karen Taieb, adjointe à la maire de Paris / X)

Des familles d’otages franco-israéliens aux mains du Hamas ont affirmé mardi vivre comme un « honneur » l’hommage rendu mercredi à Paris aux victimes de l’attaque du 7 octobre tout en espérant une « action concrète » pour la libération de leurs proches.

« Nous n’avons pas besoin que les gens aient de l’espoir à notre place. J’ai de l’espoir. Nous avons besoin d’aide pour libérer des citoyens de la captivité du Hamas », a déclaré à Paris Ayala Yahalomi Luzon, sans nouvelles de son frère Ohad, 49 ans, depuis « 123 jours ».

L’hommage solennel rendu mercredi par le président Emmanuel Macron aux 42 Français tués lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre est, pour elle, un « grand honneur », même si elle souhaite avant tout « voir une action concrète pour ramener (les otages) chez eux ».

« Nous vivons une très longue journée depuis le 7 octobre et je veux qu’on arrive au 8 octobre », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse à l’ambassade d’Israël à Paris.

« Il n’y a pas de jours, il n’y a pas de nuits depuis le 7 octobre », a confié Nathalie Amoyal, dont la nièce de 28 ans, Ester Buskila, a été enlevée lors du festival de musique Nova.

Assis à leurs côtés, Ishay Dan, dont le Hamas détient le frère, Ofer Kalderon, 53 ans, et a tué deux neveux lors de l’attaque du 7 octobre, se dit lui aussi « fier de ce qui se passe maintenant en France », espérant que « les autres essayeront de faire la même chose dans leur pays ».

Tous le martèlent : ils ne « savent rien » des négociations avec le Hamas et ne cherchent d’ailleurs pas à en savoir plus.

« Nous ne sommes pas des conseillers stratégiques. Nous sommes juste des familles d’otages et nous ne voulons aucun autre titre que celui-là », résume Ayala Yahalomi Luzon. « Nous voulons simplement retrouver nos proches. »

Quelque 250 personnes ont été prises en otages lors de l’attaque sans précédent menée en Israël par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza, qui a entraîné la mort de plus de 1 160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles israéliennes.

En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive qui a fait 27 585 morts à Gaza, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas. Le groupe terroriste est accusé de gonfler le nombre des victimes civiles et d’y inclure les Palestiniens tués par les roquettes tirées par les factions terroristes qui retombent dans la bande. Le Hamas ne fait pas non plus de distinction, dans ce bilan, entre les civils et les terroristes.

Fin novembre, une première trêve d’une semaine avait permis la libération d’une centaine d’otages du Hamas et de prisonniers palestiniens.

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