« Il n’y a pas eu de violences » au Capitole, estime un soutien israélien de Trump
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« Il n’y a pas eu de violences » au Capitole, estime un soutien israélien de Trump

Rejetant toute suggestion d'acte répréhensible, Pinchas Gerby dit que le FBI aurait pu le retrouver "en quelques secondes" s'il l'avait voulu ; l'incident a fait cinq morts

Pinchas Gerby, un partisan israélien du président américain Donald Trump, qui a participé aux émeutes au Capitole américain, s'exprime devant la Douzième chaîne, le 10 janvier 2021. (Capture d'écran : Douzième chaîne)
Pinchas Gerby, un partisan israélien du président américain Donald Trump, qui a participé aux émeutes au Capitole américain, s'exprime devant la Douzième chaîne, le 10 janvier 2021. (Capture d'écran : Douzième chaîne)

Un partisan israélien du président américain Donald Trump a pris part à la prise d’assaut du Capitole à Washington, la semaine dernière.

S’exprimant devant les caméras de la Douzième chaîne, dimanche, Pinchas Gerby a raconté qu’il s’était trouvé à l’intérieur du bâtiment du Capitole pendant environ trente minutes, et il a rejeté toute suggestion de violence. Gerby a affirmé qu’il avait été poussé à l’intérieur de l’enceinte du Capitole par la foule compacte qui se trouvait derrière lui et qui avait franchi la barricade érigée par les policiers, et il a écarté d’un revers de main l’idée que les autorités américaines pourraient vouloir tenter de le retrouver.

Il avait livré un récit légèrement différent lors d’une interview accordée à la même chaîne, jeudi – disant qu’il avait été touché par des balles en caoutchouc dans les côtes et qu’il avait essuyé des gaz lacrymogènes alors qu’il se trouvait aux abords du Capitole au cours des affrontements qui avaient éclaté entre émeutiers et policiers.

Lors du rassemblement extérieur, « certains types se sont déchaînés, la police a répondu avec force, elle a utilisé des gaz lacrymogènes, elle nous a tiré dessus avec des balles en caoutchouc », avait-il déclaré. Dans cette interview, il avait également affirmé avoir été poussé dans le bâtiment où, selon lui, il était resté pendant 45 minutes à une heure.

Lors de l’invasion violente dans le Capitole américain, survenue mercredi à Washington, des partisans de Trump, majoritairement blancs, avaient réussi à prendre le pas sur les forces de police, franchissant les barrières de sécurité avant de saccager le bâtiment, forçant les députés à fuir alors qu’ils terminaient de valider la victoire remportée par Joe Biden face à Donald Trump lors des élections présidentielles des Etats-Unis au sein du Collège Electoral.

A gauche : La photo du permis de conduire d’Ashli Babbitt, tuée par balle par un employé de la police du Capitole à l’intérieur du Capitole américain de Washington, le 6 janvier 2021. A droite : Un agent de police écrasé par une porte lors de l’invasion du Capitole américain par des partisans de Trump. (Capture d’écran)

Les émeutiers avaient envahi ce symbole de la démocratie américaine suite à un rassemblement organisé à proximité de la Maison-Blanche, où Trump avait répété une fois encore que les élections avaient été frauduleuses et que sa victoire lui avait été volée, recommandant vivement à ses partisans de marcher en force vers le Capitole.

Cinq personnes, parmi lesquelles un policier du Capitole, étaient mortes lors de la prise d’assaut du bâtiment.

Selon l’entretien accordé dimanche par Gerby, une rangée de policiers avait empêché les manifestants d’entrer dans le Capitole à l’issue du rassemblement pro-Trump qui avait eu lieu à ses abords.

Mais « une masse de personnes nous a poussés par derrière et elle a franchi la ligne formée par les agents de police. Il n’y a pas eu de violences. Ce n’était pas dangereux. Ça n’a pas dégénéré », a-t-il ajouté.

Il a déclaré que lui et d’autres avaient déambulé dans les couloirs et dans les salles du Capitole. « Quand quelqu’un a brisé une vitre, alors on a vu des armes à feu pointées sur nous », a-t-il continué.

La situation est néanmoins restée si calme, a expliqué Gerby, qu’il a même demandé à un moment où se trouvaient les toilettes les plus proches.

« J’ai vu à ce moment-là que les policiers allaient dans les salles, les unes après les autres, pour les vider », a-t-il précisé, disant qu’il avait été alors escorté jusqu’à l’extérieur du complexe.

Les partisans du président américain Donald Trump manifestent dans le Capitole, le 6 janvier 2021, à Washington. (Crédit : ROBERTO SCHMIDT / AFP)

« Vous pouvez me dire que je suis naïf mais moi, je manifestais contre le fait que les tribunaux ne se sont pas penchés sur les preuves » d’une fraude électorale massive présumée, a-t-il continué. Aucune preuve de ce type n’a été présentée par une source crédible ou acceptée par un responsable électoral quel qu’il soit, républicain ou démocrate.

Gerby a déclaré n’avoir rien fait de mal puisqu’il n’a pas été arrêté. Des amis l’ont toutefois ultérieurement averti que le FBI avait publié des avis réclamant l’aide du public pour identifier et localiser les personnes qui étaient entrées à l’intérieur du Capitole.

« Vous pensez réellement qu’avec la technologie d’aujourd’hui, le FBI a besoin de l’aide du public pour me retrouver ? Il peut me retrouver en deux secondes et demi, soit deux secondes de trop », a déclaré Gerby.

L’AFP a contribué à cet article.

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