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Inculpation des gardes privés ayant agressé des policiers dans une mairie

Trois hommes ont été mis en examen pour agression aggravée, pour leur résistance lors de leur arrestation et d'autres délits mineurs suite à un incident survenu à Kafr Qassem

Un homme agresse un policier aux abords de la mairie de Kafr Qassem, dans le centre d'Israël, le 1er octobre 2021. (Capture d'écran vidéo)
Un homme agresse un policier aux abords de la mairie de Kafr Qassem, dans le centre d'Israël, le 1er octobre 2021. (Capture d'écran vidéo)

Les procureurs ont mis en examen, dimanche, trois gardes privés de sécurité originaires de la ville arabe israélienne de Kafr Qassem. Ils sont accusés d’avoir agressé des agents de police à la mairie de la localité, au début du mois.

La police avait arrêté quatre suspects après l’agression de plusieurs agents par des gardiens de sécurité privés travaillant pour la municipalité de Kafr Qassem. Les agents de police avaient cherché à entrer dans la mairie de la ville après avoir reçu une information selon laquelle une personne avait été emmenée avec violence dans le bâtiment, mais les gardes leur avaient refusé l’entrée. Une échauffourée avait éclaté et plusieurs policiers avaient été frappés et blessés.

Dans un communiqué publié dimanche matin, les procureurs ont fait savoir que trois des hommes — Islam Taha, Ali Issa et Hamda Assi — avaient été mis en examen pour agression aggravée d’un agent de police, pour leur résistance affichée lors de leur arrestation et pour une série de charges mineures liées à l’incident. Le quatrième suspect n’a pas été nommé.

L’acte d’inculpation, émis auprès de la cour des magistrats de Kfar Saba, note que les trois hommes appartenaient à une organisation embauchée par les autorités locales pour assurer le maintien de l’ordre dans la localité dans un contexte de hausse des crimes violents dans la communauté arabe.

Selon les procureurs, les suspects ont empêché les policiers d’entrer dans la mairie après que des informations ont fait savoir à la police que le groupe était à l’origine de perturbations. Ils ont ensuite agressé les agents quand ces derniers ont tenté de pénétrer de force dans le bâtiment.

Dans une vidéo de l’incident, les policiers se querellent avec Taha qui bloque apparemment la porte d’entrée de la mairie. Le conflit s’intensifie et un agent utilise un taser à son encontre.

Taha, apparemment imperturbable, donne des coups de poing au visage du policier à plusieurs reprises et ce dernier s’effondre au sol. D’autres gardiens, parmi lesquels Taha, se battent avec un autre agent des forces de l’ordre.

Peu après, alors que deux policiers tentaient d’arrêter Taha, Assi est sorti du bâtiment et a attaqué d’autres agents, précise l’acte d’inculpation.

Deux policiers et un bénévole ont dû être pris en charge médicalement après cette agression violente.

En réponse à cette dernière, le Premier ministre Naftali Bennett a condamné, la semaine dernière, « les violences dans la société arabe » qui, selon lui, ont atteint « un point intolérable ».

Il a écrit sur Twitter que « nous la combattrons de toutes nos forces. J’attends de la communauté arabe, qui a demandé l’intervention de l’État, qu’elle accorde aux policiers tout son soutien et toute sa coopération ».

Cet incident est survenu alors que la police tente d’endiguer une vague de crimes violents en plein essor au sein de la communauté arabe.

Un jeune homme de 24 ans a été tué par une balle perdue, samedi soir, à son domicile du village d’Ilut, dans le nord du pays – la 97e victime de violences au sein de la communauté arabe cette année.

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