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Iran: les dirigeants iraniens dénoncent la présence américaine au Moyen-Orient

Le guide suprême et le président iraniens ont reçu le Premier ministre irakien ; Washington et Téhéran se disputent l'influence en Irak depuis l'invasion américaine en 2003 qui a renversé Saddam Hussein

Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei (à droite), rencontre le président irakien Abdul Latif Rashid (au centre) et le président iranien Ebrahim Raisi, à Téhéran (Iran), le 29 avril 2023. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)
Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei (à droite), rencontre le président irakien Abdul Latif Rashid (au centre) et le président iranien Ebrahim Raisi, à Téhéran (Iran), le 29 avril 2023. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)

Les dirigeants iraniens ont dénoncé la présence des Etats-Unis au Moyen-Orient, qui compromet selon eux la sécurité de la région, lors de rencontres samedi avec le président de l’Irak voisin en visite à Téhéran pour des entretiens de grande envergure.

Ennemis jurés depuis des décennies, Washington et Téhéran se disputent l’influence en Irak depuis l’invasion des Etats-Unis en 2003 qui a renversé le dictateur Saddam Hussein.

« Nous ne considérons pas que la présence de forces étrangères et d’étrangers dans la région soit utile », a déclaré le président iranien, Ebrahim Raïssi, lors d’une conférence de presse conjointe à Téhéran avec son homologue irakien, Abdel Latif Rachid.

« La présence des Etats-Unis perturbe la sécurité de la région », a fustigé le président iranien.

« Nos relations avec l’Irak sont fondées sur des intérêts communs » tandis que « les Américains pensent à leurs intérêts et non à ceux des pays de la région », a-t-il ajouté.

« Les Américains ne sont amis avec personne et ne sont même pas fidèles à leurs amis européens », a déclaré pour sa part l’ayatollah Ali Khamenei lors de sa rencontre avec le président irakien, selon le site internet du guide suprême. « Même la présence d’un seul Américain en Irak, c’est trop », a-t-il ajouté.

Illustration : des soldats américains montent la garde pendant la cérémonie de remise de l’aérodrome de Qayyarah, aux forces de sécurité irakiennes, au sud de Mossoul, en Irak, le 27 mars 2020. (Crédit : AP Photo/Ali Abdul Hassan)

Bien que l’Irak et l’Iran se soient livrés une guerre de huit ans dans les années 1980, les relations entre les deux voisins à majorité chiite se sont considérablement apaisées après la chute de Saddam Hussein et de son régime dominé par les sunnites.

L’Irak est devenu un pilier économique essentiel pour la République islamique frappée par des sanctions occidentales, tandis que Téhéran fournit à Bagdad du gaz et de l’électricité ainsi que des produits de consommation courante.

« Les relations entre l’Iran et l’Irak se poursuivront dans le domaine des infrastructures hydrauliques et électriques », a déclaré le président iranien. Un « accord sur la sécurité a été établi entre les deux pays », la sécurité de l’Irak et de ses frontières étant « très importante pour nous », a-t-il ajouté.

Les deux pays ont contribué à vaincre le groupe Etat islamique (EI) en Irak, et les Etats-Unis ont encore 2.500 militaires dans le pays.

Quelque 900 soldats américains restent aussi en Syrie, la plupart dans le nord-est sous administration kurde, dans le cadre d’une coalition dirigée par les Etats-Unis qui lutte contre les restes de l’EI. Et la cinquième flotte de la marine américaine est basée à Bahreïn,

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