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Iran : Rassemblement devant l’ambassade de France contre les caricatures de Khamenei

Réunis dans le centre de Téhéran, les manifestants tenaient des drapeaux iraniens, des portraits de Khamenei et des pancartes dénonçant le journal Charlie Hebdo

Des manifestants brûlent un drapeau français lors d'une manifestation contre des caricatures du guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, publiées par l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, devant l'ambassade de France à Téhéran, la capitale iranienne, le 8 janvier 2023. (Crédit : ATTA KENARE/AFP)
Des manifestants brûlent un drapeau français lors d'une manifestation contre des caricatures du guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, publiées par l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, devant l'ambassade de France à Téhéran, la capitale iranienne, le 8 janvier 2023. (Crédit : ATTA KENARE/AFP)

Plusieurs dizaines d’Iraniens se sont rassemblés dimanche devant l’ambassade de France à Téhéran où ils ont brûlé des drapeaux français pour protester contre les caricatures du guide suprême de la République islamique publiées dans le journal satirique français Charlie Hebdo.

Réunis dans le centre de Téhéran, les manifestants, pour la plupart des élèves de séminaires chiites et des femmes en tchador, tenaient des drapeaux iraniens, des portraits de Khamenei et des pancartes dénonçant le journal satirique, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Oh la France, abandonne ton hostilité ! », et « Honte à la France », ont scandé les manifestants qui ont brûlé des drapeaux français.

Charlie Hebdo a publié mercredi une série de dessins mettant en scène la plus haute personnalité religieuse et politique de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei.

L’Iran a dénoncé les caricatures « insultantes et indécentes » parues dans une édition spéciale à l’occasion de l’anniversaire de l’attentat meurtrier de 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo à Paris.

Les autorités iraniennes avaient averti la France qu’elles prendraient des mesures en représailles.

Téhéran a ainsi annoncé la fermeture de l’Institut français de recherche en Iran (IFRI), le plus ancien et le plus important centre de recherche française dans le pays, affilié au ministère français des Affaires étrangères.

L’IFRI, situé au centre de la capitale iranienne, avait été fermé durant de longues années. Il avait rouvert sous la présidence de Hassan Rohani (2013-2021) comme un signe du réchauffement des relations bilatérales.

L’Institut français de recherche en Iran, à Téhéran, le 5 janvier 2023. (Crédit : AP Photo)

Dimanche, devant l’ambassade de France, Karim Heydarpour, élève d’un séminaire âgé de 17 ans, a dit à l’AFP avoir participé au rassemblement pour « soutenir la Révolution et le guide suprême ».

« Nous devons donner (aux opposants à la République islamique) une réponse pour qu’ils ne pensent pas que nous ne soutenons pas notre Révolution », a-t-il dit.

Un rassemblement similaire a eu lieu auparavant à Qom, ville sainte chiite située à près de 150 km au sud de Téhéran, selon des images de la télévision d’État.

Dimanche soir, le président iranien Ebrahim Raïssi a condamné la publication des caricatures, a rapporté l’agence de presse officielle IRNA.

« Recourir à l’insulte et à l’offense sous prétexte de liberté est une preuve claire de l’absurdité de la logique de ceux qui insultent et de leur déception face à la non-réalisation de la conspiration du chaos et de l’insécurité dans le pays », a-t-il déclaré.

Des manifestants brandissent des images du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, lors d’une manifestation contre des caricatures publiées par l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, devant l’ambassade de France à Téhéran, la capitale iranienne, le 8 janvier 2023. (Crédit : ATTA KENARE/AFP)

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a déclaré auparavant que la liberté d’expression ne devait pas être utilisée comme prétexte pour « insulter » des personnalités religieuses.

Il a appelé Paris à « respecter les principes fondamentaux des relations internationales », et à ne pas interférer dans les affaires internes de l’Iran.

Charlie Hebdo avait déclaré avoir publié ces caricatures pour soutenir le peuple iranien lors des protestations déclenchées par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des mœurs.

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