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Israël ne cherche pas à entraîner les USA dans un conflit avec l’Iran – Eyal Hulata

Les pourparlers sont dans l'impasse depuis des mois ; le conseiller à la sécurité nationale a déclaré qu'Israël ne considérait pas la confrontation avec Téhéran comme une solution

Le conseiller à la sécurité nationale Eyal Hulata s'exprime lors du dialogue de Manama organisé par l'IISS dans la capitale bahreïnie, Manama, le 21 novembre 2021. (Crédit: Mazen Mahdi/AFP)
Le conseiller à la sécurité nationale Eyal Hulata s'exprime lors du dialogue de Manama organisé par l'IISS dans la capitale bahreïnie, Manama, le 21 novembre 2021. (Crédit: Mazen Mahdi/AFP)

Le conseiller à la sécurité nationale Eyal Hulata aurait déclaré jeudi qu’Israël n’était pas intéressé par une solution militaire au programme nucléaire iranien.

« Nous ne recherchons pas une confrontation avec l’Iran – nous ne considérons pas cela comme une solution », a déclaré Hulata lors d’une conférence à huis clos organisée pour le Conseil des gouverneurs de l’Université de Tel Aviv.

Il a ajouté qu’Israël « ne veut pas entraîner les États-Unis dans une confrontation militaire » avec la République islamique et a indiqué que Jérusalem étudiait d’autres options pour faire face à la menace que représentent les ambitions nucléaires de l’Iran.

« Nous pensons que la question peut être résolue par d’autres moyens », a-t-il déclaré, selon le site d’information Walla. « Nous pensons que c’est possible. »

Les commentaires de Hulata interviennent alors que les négociations entre l’Iran et les puissances mondiales sur la restauration d’un accord nucléaire de 2015 sont au point mort depuis la mi-mars, apparemment en raison de la demande de l’Iran que Washington retire son Corps des gardiens de la révolution islamique de la liste américaine d’entités terroristes – une demande que les États-Unis ont rejetée.

Mardi, le chef de l’organisme de surveillance de l’énergie atomique des Nations unies s’est dit « extrêmement préoccupé » par le manque de coopération de l’Iran, alors que l’Union européenne cherche à revenir sur l’accord historique qui a limité le programme nucléaire de la République islamique en échange d’un allègement des sanctions.

Le directeur général de l’Organisation internationale de l’énergie atomique, Rafael Mariano Grossi, à droite, s’entretient avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amirabdollahian, à gauche, lors de leur rencontre à Téhéran, le 5 mars 2022. (Crédit : AP)

Le principal conseiller israélien a déclaré que le retour de l’Iran à la table des négociations sur un retour à l’accord de 2005 serait un mauvais calcul pour Israël car il fournirait une légitimation supplémentaire à son programme nucléaire, ce qui, selon le Premier ministre Naftali Bennett, conduirait à un Moyen-Orient « plus violent ».

« L’argent que l’Iran recevrait [d’un nouvel accord avec l’Occident] alimentera l’aide qu’il fournit aux organisations terroristes », a déclaré Hulata.

« Rien ne peut être obtenu de l'[ancien] accord « , a-t-il soutenu. « Il y a de meilleures chances de parvenir à un bon accord sans revenir à l’ancien. »

Israël a exhorté à plusieurs reprises les pays négociant avec la République islamique à Vienne d’adopter « une ligne plus forte » contre Téhéran et à faire comprendre que l’Occident ne tolérera pas que l’Iran enrichisse de l’uranium tout en négociant en même temps.

Selon des informations récentes, des responsables israéliens ont récemment indiqué que l’administration américaine était plus proche que jamais de reconnaitre son échec sur l’objectif – déclaré du président Joe Biden – de revenir à l’accord de 2015.

Axios a rapporté que, même si Biden s’opposait effectivement à la radiation des Gardiens de la révolution, il n’avait pas pris de décision finale pour autant.

Il y a deux semaines, Hulata a rencontré son homologue américain Jake Sullivan à Washington.

Selon le compte-rendu américain de la réunion, Sullivan a déclaré à Hulata que « les États-Unis sont sensibles aux préoccupations d’Israël concernant les menaces pour sa sécurité, particulièrement de la part de l’Iran et des mandataires soutenus par l’Iran ».

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