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ONU : Israël ne va pas limiter le nombre de camions pénétrant dans Gaza

Le chef des opérations humanitaires de l'ONU a fait cette annonce en présentant un plan en dix points visant à améliorer la situation humanitaire à Gaza

Des camions d'aide humanitaire arrivant du côté palestinien du poste-frontière de Rafah avec l'Égypte, dans le sud de la bande de Gaza, le 21 octobre 2023. (Crédit : Atia Mohammed/Flash90)
Des camions d'aide humanitaire arrivant du côté palestinien du poste-frontière de Rafah avec l'Égypte, dans le sud de la bande de Gaza, le 21 octobre 2023. (Crédit : Atia Mohammed/Flash90)

Le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Martin Griffiths, a indiqué mercredi qu’Israël avait décidé de ne pas limiter le nombre de camions autorisés à pénétrer dans la bande de Gaza.

M. Griffiths a précisé à la presse que les Nations unies disposaient d’environ 460 camions en attente à El Arish, la ville égyptienne la plus proche du point de passage de Rafah vers la bande de Gaza.

Il s’est déclaré « très reconnaissant » d’apprendre, par l’intermédiaire du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, « que le gouvernement israélien a décidé – et nous le remercions – de ne pas limiter le nombre de camions entrant dans le territoire ».

Il a fait cette annonce en présentant un plan en dix points visant à améliorer la situation humanitaire à Gaza.

« Nous avons les camions. Nous avons besoin de carburant et d’argent pour financer les livraisons, et alors nous pourrons faire notre travail », a-t-il déclaré. « C’est une bonne chose qu’ils aient dit aujourd’hui qu’il n’y aurait pas de limite pour le nombre de camions. »

Il a également demandé que l’aide humanitaire puisse être acheminée sans interruption à Gaza, y compris par les points de passage avec Israël, dont celui de Kerem Shalom, dans le sud, qui voyait passer plus de 60 % des camions pénétrant dans l’enclave avant le conflit.

Il a également insisté sur la nécessité vitale de mettre un terme aux affrontements, que ce soit par une pause humanitaire ou un cessez-le-feu.

« J’ai passé cinquante ans à utiliser différents mots pour décrire quelque chose qui est en fait très très simple : faire taire les armes, arrêter les combats pour permettre à la population de se déplacer en toute sécurité », a-t-il ajouté.

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