Israéliens et Palestiniens taclent la pénurie d’eau par la technologie
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Israéliens et Palestiniens taclent la pénurie d’eau par la technologie

A Londres, des chercheurs du Moyen Orient, d’Europe et des Etats-Unis se réunissent pour évoquer les défis posés par la rareté de l’eau

Wilton Park, dans le sud de Londres, Royaume-Uni (Crédit : Autorisation)
Wilton Park, dans le sud de Londres, Royaume-Uni (Crédit : Autorisation)

Des chercheurs israéliens et palestiniens se sont réunis la semaine dernière avec des collègues du monde entier dans le cadre verdoyant et pastoral de Wilton Park, dans le sud de Londres, pour discuter des défis posés par la pénurie d’eau.

La conférence, un exemple de dialogue transfrontalier, était axée sur les innovations dont peuvent bénéficier les communautés pauvres en eau. Environ 70 experts ont participé à cet événement, dont beaucoup venaient d’Israël, de la Jordanie, de Cisjordanie et du Royaume-Uni. D’autres participants sont venus du Bahreïn, du Maroc et d’Oman, ainsi que des États-Unis et d’autres pays européens.

Parmi les sujets abordés lors de la conférence, il y a eu les nouvelles technologies dans le domaine de l’eau, les partenariats et leurs effets sur la stabilité régionale, le financement de l’innovation de l’eau, et comment les problèmes d’eau affectent les femmes.

Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), 1,1 milliard de personnes à travers le monde n’ont pas accès à l’eau, et un total de 2,7 milliards de personnes connaissent une pénurie d’eau pendant au moins un mois de l’année. L’assainissement inadéquat est également un problème pour 2,4 milliards de personnes – elles sont exposées à des maladies telles que le choléra et la fièvre typhoïde. En 2025, a prédit le WWF, les deux tiers de la population mondiale pourraient faire face à une pénurie d’eau.

« En coopérant avec des collègues du Royaume-Uni et du Moyen Orient, nous sommes en mesure d’explorer une meilleure gestion des eaux usées municipales et des eaux souterraines contaminées », a estimé le professeur Eilon Adar de l’université Ben-Gurion d’Israël, qui s’est exprimé lors de la conférence. « Cette semaine à Wilton Park, nous avons été témoin de l’énorme potentiel pour plus de partenariats comme celui-ci. »

L’événement de quatre jours a été organisé en collaboration avec le British Council, le Département des affaires commerciales, l’Energy & Industrial Strategy et le Réseau des sciences et de l’innovation du gouvernement britannique. Wilton Park est une agence exécutive du ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni qui est spécialisée dans l’organisation et la facilitation des dialogues à haut niveau sur la politique étrangère.

La Grande-Bretagne encourage une coopération scientifique accrue sur l’eau entre les chercheurs britanniques et ceux du Moyen Orient. Plus récemment, le programme STREAM financé par le Royaume-Uni a été lancé, qui soutiendra la recherche commune sur l’eau menée par des scientifiques britanniques, israéliens et du Moyen-Orient.

Nader Khateeb, le directeur palestinien d’EcoPeace Middle East, une organisation qui promeut la collaboration environnementale entre les Jordaniens, les Palestiniens et les Israéliens, a déclaré : « Assurer l’approvisionnement en eau fiable et la qualité de l’eau est un devoir universel nous tous devons partager ; nous nous le devons à nous-mêmes et à la prochaine génération. »

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