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Itzik Saidyan, le soldat qui s’est immolé, peut à nouveau communiquer

L'ancien combattant a reçu la visite d'élus du Parti sioniste religieux et d'Aviv Geffen ; son frère salue ses progrès et remercie les médecins et le pays pour leurs prières

Itzik Saidyan, vétéran de l'armée israélienne souffrant de troubles du stress post-traumatique. (Facebook)
Itzik Saidyan, vétéran de l'armée israélienne souffrant de troubles du stress post-traumatique. (Facebook)

L’état de santé d’un ancien soldat souffrant de troubles post-traumatiques, hospitalisé depuis avril après s’être immolé en signe de protestation, s’est encore amélioré, sa famille et d’autres personnes signalant qu’il peut désormais communiquer.

Itzik Saidyan a reçu mardi la visite à l’hôpital des députés du Parti du sionisme religieux Bezalel Smotrich et Ofir Sofer, ainsi que du chanteur Aviv Geffen, qui a publié une photo de lui debout au bord du lit d’hôpital du jeune homme de 26 ans.

« Le fait qu’Itzik se soit réveillé et communique est un miracle, et Lydia, sa mère, a demandé que nous continuions tous à prier pour sa guérison », a tweeté Smotrich.

Itzik Saidyan est hospitalisé depuis le mois d’avril, après s’être immolé devant les bureaux du département de réhabilitation des soldats handicapés de Petah Tikva, après avoir lutté pendant des années pour recevoir les soins qu’il demandait pour un trouble de stress post-traumatique, qui, selon lui, découlait de son service dans l’armée israélienne.

Il reste dans un état grave, mais son état s’améliore progressivement depuis qu’il a été sorti du coma à la fin du mois dernier, a déclaré son frère Avi au radiodiffuseur public Kan mardi.

« Itzik est un guerrier et il s’est battu pour chaque citoyen du pays et tout le monde a une dette envers lui. Ne cessez pas de prier pour lui », a déclaré Avi Saidyan.

Il y a plus de trois mois, l’hôpital Sheba a indiqué que Saidyan était en mesure de respirer sans aide artificielle.

L’auto-immolation de Saidyan a attiré l’attention du ministère de la Défense sur le traitement des anciens combattants blessés.

Selon l’Association des anciens combattants de Tsahal, Saidyan était frustré par le traitement que lui réservaient les autorités. Il était reconnu par le ministère de la Défense comme ayant une invalidité de 25 % due à son syndrome de stress post-traumatique, mais avait demandé une reconnaissance à 50 %. Le ministère avait refusé, affirmant qu’au moins une partie de son état était due à un traumatisme d’enfance, et non à son service militaire.

Saidyan a servi dans la brigade d’infanterie Golani pendant l’opération Bordure protectrice de 2014. Il a participé aux combats féroces spà Shuja’iyya, un quartier de la ville de Gaza qui a vu certains des affrontements les plus violents du conflit.

Les anciens combattants et leurs défenseurs dénoncent depuis longtemps le fait que le service de réhabilitation fournissent des soins lamentablement insuffisants et soumettent les demandeurs à une bureaucratie si alambiquée et tortueuse que beaucoup ont dû engager des avocats et débourser d’importantes sommes pour les aider à naviguer dans le système.

Après l’immolation de Saidyan et le tollé qui l’a accompagnée, le ministère de la Défense a cherché à mettre en œuvre les réformes qu’il envisageait depuis des années, mais n’avait pas la volonté politique de les réaliser.

En mai, le gouvernement a annoncé qu’il était parvenu à un compromis sur un projet du ministère de la Défense visant à réformer le traitement des anciens combattants blessés.

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