Jérusalem et Bnei Brak renferment 1/3 de tous les cas de Covid-19 – ministères
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Jérusalem et Bnei Brak renferment 1/3 de tous les cas de Covid-19 – ministères

D'après une étude menée par le ministère de la Défense, les trois-quarts des habitants contaminés de la capitale vivent dans des quartiers ultra-orthodoxes

Des agents de police ferment des synagogues et distribuent des amendes à des ultra-orthodoxes dans le quartier de Bukharim à Jérusalem, le 6 avril 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des agents de police ferment des synagogues et distribuent des amendes à des ultra-orthodoxes dans le quartier de Bukharim à Jérusalem, le 6 avril 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Presque un tiers des 9 000 cas de coronavirus environ en Israël habitent à Jérusalem et à Bnei Brak, avec une vaste majorité des personnes contaminées, dans la capitale, qui vivraient dans les quartiers ultra-orthodoxes, a fait savoir le ministère de la Santé mardi.

Jérusalem compte 1 464 cas de virus, et Bnei Brak 1 386, d’après les données du ministère. Viennent ensuite Tel Aviv-Jaffa (393 cas), Ashkelon (209), Elad (172), Petah Tikva (172), Beit Shemesh, (152), Rishon Lezion (152), Modiin Illit (151) et Ashdod (145).

Bnei Brak, ville haredim située à proximité de Tel Aviv, recense 67 cas pour 10 000 personnes, tandis que Jérusalem en enregistre 16 pour 10 000, selon le ministère de la Santé. Ce dernier note, dans un rapport émis par un think-tank dirigé par le ministère de la Défense et qui a été rendu public mardi, que la plus grande partie des contaminations à Jérusalem s’étaient produites dans les quartiers ultra-orthodoxes les plus densément peuplés de la capitale, avec une menace de propagation similaire à celle d’un autre foyer épidémique important, Bnei Brak.

Le rapport indique que 1 100 des 1 465 cas à Jérusalem — soit 75 % — sont concentrés dans les quartiers haredim, a noté . L’étude publiée par le ministère de la Santé a été en partie élaborée par le Centre de recherche et de connaissance national pour la préparation aux urgences, qui est chapeauté par l’administration des renseignements militaires de l’armée israélienne.

Des Juifs ultra-orthodoxes et des enfants portant des masques de protection dans une rue de la ville israélienne ultra-orthodoxe de Bnei Brak, près de Tel Aviv, le 2 avril 2020. (Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP)

Il cite ainsi 118 cas dans le quartier de Har Nof, 90 dans celui de Bayit Vegan, 80 à Ramat Shlomo, 50 à Givat Shaul, 97 à Ramot, 46 à Neve Yaakov et 45 dans le centre de la ville.

Le rapport a fait état d’un cluster regroupant les quartiers ultra-orthodoxes du nord de la ville, qu’il n’a pas expressément nommés et qui regrouperaient, à eux tous, 416 cas.

« Au vu de ces conclusions, il est recommandé d’isoler les quartiers haredim du reste de Jérusalem pour empêcher l’infection des autres quartiers ; d’augmenter le nombre de tests de dépistage dans ces quartiers et de faire en sorte d’en évacuer les résidents malades, afin de mettre un terme à la propagation continue », suggère le rapport.

Des agents de police israéliens en combinaison de protection dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea Sharim à Jérusalem, le 6 avril 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une grande partie de la communauté ultra-orthodoxe avait initialement rejeté les directives de distanciation sociale, entraînant, selon les responsables, un fort taux de contamination. La fermeture de Bnei Brak – la ville la plus densément peuplée d’Israël – a été décidée par le gouvernement, une première pour une ville dans le pays dans le cadre de la pandémie.

Selon les chiffres du ministère de la Santé sur le coronavirus, à Bnei Brak, une personne sur 140 a été confirmée porteuse de la maladie tandis qu’à Kfar Chabad, c’est une personne sur 160 et une personne sur 166 dans l’implantation d’Efrat.

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