Katz se montre rude avec des députés lors d’une commission, certains sont partis
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Katz se montre rude avec des députés lors d’une commission, certains sont partis

Lors du débat d'un projet de loi pour inciter les entreprises à réembaucher, le ministre des Finances a refusé les réserves, même de la part de son propre collègue du Likud

Le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Israel Katz, s'exprime lors d'une réunion d'urgence au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 13 février 2020. (Flash90)
Le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Israel Katz, s'exprime lors d'une réunion d'urgence au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 13 février 2020. (Flash90)

La commission des Finances de la Knesset a interrompu un débat lundi en raison d’une rare querelle entre le ministre des Finances Israel Katz et d’autres membres de la coalition et même de son propre parti.

M. Katz participait à une réunion pour discuter d’un projet de loi proposé par le gouvernement qui inciterait les entreprises à réintégrer leurs employés au chômage malgré l’incertitude qui plane sur l’économie, alors que le pays rouvre mais que les cas de coronavirus continuent d’augmenter.

Le coût de la nouvelle loi est estimé à 5,5 milliards de shekels (1,375 milliard d’euros).

De nombreux membres de la commission ont exprimé des réserves sur certaines parties du texte, qui est en cours de préparation pour les deuxième et troisième lectures en plénière.

Mais Katz a refusé d’entendre les réticences, même de la part de son collègue député du Likud Nir Barkat, disant qu’il ne souhaitait pas « entendre des discours ».

Barkat, à qui le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait promis le portefeuille des Finances, mais qui a été snobé avant la prestation de serment du nouveau gouvernement, s’en est pris à Katz.

« Le fait que vous n’écoutiez pas mes commentaires et les commentaires du public n’est pas acceptable », a-t-il déclaré. « Vous étiez contre depuis le début », a rétorqué Katz.

Après que Barkat a continué à insister pour exprimer ses objections, Katz a insinué qu’il ne faisait qu’une scène pour les caméras.

Le député Likud Nir Barkat lors d’un événement de campagne du parti à Tel Aviv, le 16 février 2020. (Tomer Neuberg/Flash90)

Katz s’en est également pris à Yinon Azoulay du Shas, également membre de la coalition, en lui disant « Excusez-moi, êtes-vous du Shas ? Alors
votez ! »

« Ne me dites pas ce que je dois faire », a répondu Azoulay. « J’ai le droit d’exprimer mon opinion. C’est quoi cette mise sous silence ? »

Le ministre de l’Economie Amir Peretz s’est également opposé à la proposition du Trésor, arguant qu’il récompensait les employeurs qui licenciaient leurs employés tout en portant atteinte à ceux qui avaient continué à payer leurs employés même à perte, selon le quotidien économique Globes.

Katz aurait répondu : « Il y a un Premier ministre d’alternance [mais] il n’y a pas de ministre des Finances d’alternance. Je suis le ministre des Finances et je dirigerai la mise en œuvre des décisions du gouvernement, que j’ai proposées et qui ont été acceptées à une écrasante majorité ».

Certains membres de la coalition ont déclaré qu’ils n’étaient pas des « tampons » et ont demandé une discussion plus ouverte. Cependant, Katz a clairement indiqué qu’à son avis, « les membres de la coalition devraient soutenir le gouvernement et appuyer [le projet de loi actuel] ».

Plusieurs députés ont alors quitté la salle, et le président de la commission, Moshe Gafni (Yahadout HaTorah), a demandé une pause.

Dans un discours prononcé le mois dernier, M. Katz a présenté son nouveau plan du ministère des Finances visant à encourager les employeurs à reprendre les salariés qu’ils ont mis en congé sans solde au plus fort de la pandémie en mars.

Pour chaque employé réintégré, les entreprises recevront une subvention de 7 500 shekels (1 875 euros) à partir du 1er juin, conformément au plan. Une subvention supplémentaire de quelque 3 500 shekels (875 euros) sera versée aux employeurs pour les salariés réintégrés en mai. Selon M. Katz, quelque 500 millions de shekels (125 millions d’euros) ont été alloués aux entreprises qui remettent leurs employés au travail.

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