La fondation de George Soros en Turquie met fin à ses activités
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La fondation de George Soros en Turquie met fin à ses activités

Recep Tayyip Erdogan a accusé le philanthrope de soutenir Osman Kavala, écroué en Turquie depuis plus d'un an

Le milliardaire américain George Soros, lors d'un forum économique à Trente, Italie en 2012. (Crédit : Niccolò Caranti/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)
Le milliardaire américain George Soros, lors d'un forum économique à Trente, Italie en 2012. (Crédit : Niccolò Caranti/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)

L’Open Society Foundation du milliardaire George Soros a annoncé lundi mettre un terme à ses activités en Turquie après que le président turc Recep Tayyip Erdogan s’en est pris au magnat américain la semaine dernière.

Le chef de l’Etat a accusé M. Soros de soutenir le philanthrope turc Osman Kavala, écroué en Turquie depuis plus d’un an, soupçonné par les autorités d’avoir « financé » des manifestations antigouvernementales en 2013 et d’être lié au putsch manqué en 2016, ce qu’il nie farouchement.

« Qui se trouve derrière lui (Osman Kavala) ? Le célèbre juif hongrois Soros. Cet individu envoie des gens à travers le monde pour diviser et déchirer les nations et emploie l’argent qu’il possède en grande quantité à cet effet », a déclaré M. Erdogan à Ankara.

Dans un communiqué, la fondation de M. Soros décrit « un effort concerté » pour l’associer aux manifestations de 2013 en recourant à des « allégations infondées dans les médias ».

« L’augmentation du nombre des accusations sans fondement et des conjectures biaisées dans les médias contre l’Open Society Foundation ces derniers jours a conduit le conseil d’administration à conclure que la poursuite du travail de la Fondation était devenue impossible », ajoute-t-on dans le communiqué.

Insistant sur le fait qu’elle a toujours opéré en accord avec la loi turque, la fondation explique qu’elle déposera « immédiatement » sa demande de fermeture auprès du tribunal.

Le milliardaire américano-hongrois George Soros est une cible régulière de dirigeants autoritaires à travers la planète qui l’accusent de comploter contre leur pays par le biais d’ONG qu’il finance. C’est le cas notamment du Premier ministre hongrois Viktor Orban.

Le nom de M. Kavala, dont les défenseurs des droits de l’homme dénoncent le maintien en détention malgré l’absence d’acte d’accusation, est revenu sur le devant de la scène la semaine dernière avec l’interpellation d’intellectuels liés au philanthrope.

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