La justice française ordonne le retour en prison du suspect de l’attentat rue Copernic
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La justice française ordonne le retour en prison du suspect de l’attentat rue Copernic

Hassan Diab est accusé d'avoir perpétré un attentat devant la synagogue de Copernic, faisant quatre morts et une quarantaine de blessés

Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)
Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)

La justice française a ordonné mardi le retour en détention de Hassan Diab, principal suspect d’un attentat commis en 1980 contre une synagogue à Paris, qui avait été remis en liberté il y a dix jours sur décision d’un précédent magistrat.

Extradé du Canada en novembre 2014, Hassan Diab, 62 ans, est mis en examen (inculpé) en France comme auteur présumé de cet attentat perpétré devant une synagogue de la rue Copernic, dans l’ouest de Paris. Bilan : 4 morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980, dans le premier attentat contre la communauté juive en France depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le 12 mai, une juge avait autorisé sa remise en liberté avec assignation à résidence à Paris et sous surveillance électronique, mais le parquet avait fait appel.

Dans sa décision, la juge considérait qu’un « doute » était posé sur la « question fondamentale » de savoir si Hassan Diab était en France le jour de l’attentat, après des auditions du suspect en janvier et de son ex-épouse plus récemment.

Hassan Diab a toujours clamé son innocence et nié son appartenance au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS) à qui avait été attribué l’attentat.

« C’est une décision qui est très injuste », a réagi l’avocat d’Hassan Diab, Me William Bourdon, après la décision rendue par la cour d’appel.

« Sur le fond du dossier, nous sommes absolument convaincus de sa culpabilité. La défense aura du mal à détruire ce dossier », a affirmé pour sa part l’un des avocats des parties civiles, Me Bernard Cahen.

« La raison et la responsabilité l’ont emporté sur la fantaisie, » a estimé Jean-François Bensahel, le président de la synagogue Copernic.

« Grâce à la persistance de la volonté de l’Avocat Général représentant l’Etat et des avocats des parties civiles dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l’erreur technique de procédure a été réparée. La Cour d’appel a maintenu ses précédentes décisions et a remis en détention Monsieur Diab. Toute notre vigilance doit être maintenant portée sur la suite du procès ».

La bombe avait explosé devant la synagogue, en plein office, en début de soirée, veille de Shabbat.

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