La mère du terroriste de Barkan condamnée pour ne pas avoir empêché l’attaque
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La mère du terroriste de Barkan condamnée pour ne pas avoir empêché l’attaque

Ashraf Na’alowa, qui avait tué deux personnes en octobre dernier lors d'une fusillade en Cisjordanie, avait dit à sa mère Wafa qu'il comptait devenir un ‘martyr’

Kim Levengrond Yehezkel, 29 ans (à gauche) et Ziv Hajbi, 35 ans, tués dans un attentat terroriste dans la zone industrielle Barkan en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : capture d'écran Facebook)
Kim Levengrond Yehezkel, 29 ans (à gauche) et Ziv Hajbi, 35 ans, tués dans un attentat terroriste dans la zone industrielle Barkan en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : capture d'écran Facebook)

Jeudi, la mère du terroriste palestinien qui avait assassiné deux Israéliens dans la zone industrielle de Barkan dans le nord de la Cisjordanie, en octobre dernier, a été reconnue coupable de non prévention de crime par un tribunal militaire israélien.

Le tribunal militaire de Samarie a statué que Wafa Na’alowa savait que son fils Ashraf s’entraînait au tir en vue de commettre un attentat terroriste contre des Israéliens. Deux semaines avant la fusillade du 7 octobre, le fils avait même fait part à sa mère de ses intentions de devenir un « martyr », ce dont elle a informé d’autres membres de sa famille — mais n’a jamais tenté de l’en empêcher ou d’en informer les forces de sécurité palestiniennes ou israéliennes, a conclu la cour.

« Le témoignage de la mère était tendancieux, et son récit des événements a changé a plusieurs reprises », a noté le juge Dalia Kaufman dans sa décision.

Etant donnée sa connaissance des intentions de son fils dans les jours ayant précédé l’attaque, Wafa Na’alowa « ne peut pas échapper à une condamnation », a ajouté la juge.

Sa peine sera prononcée le 25 mai prochain, au terme d’une dernière audience.

Ashraf Walid Suleiman Naalowa, un Palestinien soupçonné d’avoir perpétré un attentat terroriste meurtrier le 7 octobre 2018 dans la zone industrielle de Barkan au nord de la Cisjordanie. (Crédit : autorisation)

Ashraf Na’alowa avait été abattu le 13 décembre lors d’un raid d’une unité d’élite de lutte antiterroriste à Naplouse, après deux mois de chasse à l’homme. Les forces de sécurité du Shin Bet avait indiqué que Na’alowa, du village de Shuweika près de Tulkarem en Cisjordanie, semblait préparer un second attentat lorsqu’il a été tué.

Electricien dans une usine de la zone industrielle de Barkan, il avait abattu deux collègues, Kim Levengrond Yehezkel, 29 ans, et Ziv Hajbi, 35 ans. Une autre Israélienne avait été blessée.

Il avait réussi échapper aux forces de sécurité israéliennes pendant longtemps, car il œuvrait seul et se déplaçait constamment lors de la chasse à l’homme. Plusieurs de ses proches et complices présumés avaient été arrêtés et inculpés dans le même temps.

Quelques jours après sa mort, l’armée avait partiellement démoli son domicile près de Tulkarem. La structure était restée intacte, et le reste détruit par les bulldozers. Les parties de la résidence qui appartenait à des membres de sa famille innocents n’avaient pas été démolies.

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