La NBA s’excuse pour la mention ‘Palestine occupée’ figurant sur son site
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La NBA s’excuse pour la mention ‘Palestine occupée’ figurant sur son site

La ministre des Sports Miri Regev a envoyé une lettre cinglante au président de la NBA se plaignant que cette liste ne correspond pas à la position de l'administration Trump

Omri Casspi, des Golden State Warriors, affronte les Cleveland Cavaliers lors d'un match de basketball de la NBA le 25 décembre 2017 à Oakland, en Californie. (Crédit : Thearon W. Henderson / Getty Images / AFP)
Omri Casspi, des Golden State Warriors, affronte les Cleveland Cavaliers lors d'un match de basketball de la NBA le 25 décembre 2017 à Oakland, en Californie. (Crédit : Thearon W. Henderson / Getty Images / AFP)

Une ministre israélienne a fustigé jeudi l’Association nationale américaine de basket-ball après que le site officiel de la NBA a apparemment indiqué « Palestine : territoire occupé » dans une liste de pays et que la ligue a présenté ses excuses pour cette erreur.

La ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, a écrit une lettre cinglante au président de la NBA, Adam Silver, jeudi, exigeant qu’il retire la liste du site NBA.com, arguant que cela ne correspondait pas aux positions du président américain Donald Trump.

Un porte-parole de la NBA a expliqué au Times of Israel que cette mention avait été postée par un tiers. Elle a depuis été retirée, et aucune entité palestinienne n’est mentionnée dans cette liste.

« Nous nous excusons pour la liste erronée. Nous ne produisons pas les listes de pays pour le site NBA.com et dès que nous en avons eu connaissance, le site a été mis à jour », a déclaré Michael Bass.

Il n’a pas mentionné la lettre de Regev.

La ministre de la Culture, Miri Regev, s’entretient avec la presse avant la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem le 7 mai 2017 (Crédit : Emil Salman / Pool / Flash90)

La liste avait été incluse dans un formulaire que les internautes devaient soumettre pour composer l’équipe All-Star après avoir choisi les joueurs qui devaient participer au match annuel.

Dans la lettre, Regev a affirmé que la mention « d’un pays que tout le monde sait n’existe pas » avait « blessé » Israël et « déformé » la réalité.

« Je considère l’inclusion de la ‘Palestine occupée’ dans la liste des pays apparaissant sur votre site officiel comme légitimant la division de l’Etat d’Israël et comme une ingérence grossière et flagrante, et contraire à la position officielle de l’administration américaine et aux déclarations du président Donald Trump, qui vient de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël », a-t-elle écrit, selon une déclaration de son bureau.

Adam Silver, au centre, responsable de la NBA, avec les entraîneurs du programme Basketball Without Borders à l’Institut Wingate d’Israël, le 14 août 2017. (Crédit : Luke Tress/Times of Israël)

La vice-ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely a également publié une déclaration accusant la NBA de mêler sport et politique.

Le mois dernier, Regev a menacé de retirer son soutien à la course cycliste, le Giro d’Italia, après que les organisateurs ont indiqué qu’une étape de la course passait par « Jérusalem ouest ».

Silver s’est rendu en Israël en août dernier, à la tête d’une délégation pour le programme « Basketball Without Borders » [Basket Ball sans frontière], qui accueille des camps d’entraînement pour les meilleurs joueurs adolescents du monde entier. Le programme a organisé une série de stages et d’ateliers pour les jeunes locaux qui comprenaient des Juifs israéliens ainsi que des membres des minorités musulmanes, chrétiennes et druzes. Des enfants palestiniens de Cisjordanie ont également participé à ces événements.

« Ce que nous aimerions voir, c’est utiliser le basketball pour construire des ponts entre les cultures », avait-il déclaré à l’époque.

« Je pense que cela est réellement vrai que les gens, que ce soit sur un terrain de basket ou sur un terrain de foot, quand ils concourent ensemble, ils se rendent compte à quel point ils ont des choses vraiment en commun. Dans ce cas, c’est une passion partagée pour le basket-ball. »

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