La police patrouillera et imposera des amendes élevées pendant le confinement
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La police patrouillera et imposera des amendes élevées pendant le confinement

Le responsable de la lutte contre le COVID-19, Ronni Gamzu, ne serait pas convaincu de la nécessité de limiter les déplacements à 500 mètres et demandera aux ministres d'y renoncer

La police israélienne vue à l'entrée du quartier de Ramot à Jérusalem, alors qu'Israël applique un couvre-feu nocturne, appliqué à une quarantaine de villes dans tout Israël qui ont été gravement touchées par le coronavirus, 9 septembre 2020. (Yonatan Sindel/ Flash90)
La police israélienne vue à l'entrée du quartier de Ramot à Jérusalem, alors qu'Israël applique un couvre-feu nocturne, appliqué à une quarantaine de villes dans tout Israël qui ont été gravement touchées par le coronavirus, 9 septembre 2020. (Yonatan Sindel/ Flash90)

La police prévoit de mettre en place des centaines de points de contrôle dans tout le pays et d’infliger des amendes élevées pour faire respecter la quarantaine nationale qui doit commencer vendredi afin d’endiguer la propagation du coronavirus en Israël.

Le confinement approuvé par le cabinet dimanche soir – qui doit commencer vendredi et durer au moins trois semaines – intervient alors que le pays a vu les taux d’infection grimper en flèche au cours des dernières semaines, dépassant les 4 000 nouveaux cas quotidiens ces derniers jours. Des couvre-feux de nuit avaient déjà été décrétés dans des dizaines de villes et de régions la semaine dernière.

Les nouvelles dispositions obligeront les Israéliens à ne pas se déplacer à plus de 500 mètres de leur domicile, sauf pour les besoins de base comme la nourriture et les médicaments, ou pour des emplois « essentiels ». Par ailleurs, les écoles, les centres commerciaux et les hôtels seront fermés, les rassemblements seront interdits et les repas dans les restaurants ne seront pas possibles. Les restaurants seront autorisés à faire des livraisons, mais pas à servir des plats à emporter, dans une autre décision annoncée lundi soir. Les ligues israéliennes de football et de basket-ball se poursuivront.

La police israélienne va déployer des milliers d’agents à des centaines de points de contrôle dans tout le pays avant la fête de Rosh HaShana ce week-end, a rapporté la Douzième chaîne de télévision lundi soir.

La police israélienne vue à l’entrée du quartier de Ramot à Jérusalem alors qu’Israël applique un couvre-feu nocturne, appliqué à une quarantaine de villes d’Israël qui ont été gravement touchées par le coronavirus, le 13 septembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les personnes surprises à plus de 500 mètres de leur domicile sans raison légitime se verront infliger une amende automatique de 500 NIS et seront ensuite escortées vers chez elle, indique le rapport. Si elles sont à nouveau prises, elles se verront infliger des amendes plus élevées.

Le bouclage, auquel s’opposent amèrement de nombreux secteurs de la population active et qui est fustigé par l’opposition comme preuve de l’échec du gouvernement, prendra effet à 14h vendredi, quelques heures avant le début de Rosh HaShana.

Il est prévu qu’il se termine avec la fête de Simha Torah, le 9 octobre.

Lundi, le ministère des Transports a déclaré qu’au cours des trois semaines de bouclage, les transports publics seront réduits à 50 % du service régulier, avec des bus et des trains circulant de 5 heures à 22 heures, et sans service interurbain le vendredi ou le samedi.

Mais alors que divers secteurs se préparent aux nouvelles restrictions, le responsable de la lutte contre le coronavirus, Ronni Gamzu, aurait l’intention d’essayer d’en assouplir certaines avant leur mise en place vendredi.

Selon la Douzième chaîne, M. Gamzu n’est pas convaincu de la nécessité de limiter les déplacements à 500 mètres et demandera aux ministres de la révoquer pour que les forces de l’ordre se concentrent sur la prévention des déplacements interurbains.

Ronni Gamzu lors d’une réunion avec le maire de Jérusalem, Moshe Leon, à l’hôtel de ville de Jérusalem, le 12 août 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Il ne recommandera pas non plus que le gouvernement prolonge le bouclage au-delà des deux premières semaines, selon le rapport.

Gamzu est entré dans son rôle d’évangéliste anti-blocage, jurant de supprimer les restrictions « illogiques » et de reconstruire la confiance du public.

Le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, a déclaré lundi matin que le gouvernement pourrait assouplir le confinement national lorsque les contaminations quotidiennes par le coronavirus tomberont à 1 000 par jour, mais a admis que les critères définitifs n’avaient pas encore été fixés.

Selon les chiffres du ministère de la Santé publiés lundi soir, le nombre de cas de coronavirus confirmés est passé à 159 290, soit près de 3 700 cas de plus que dimanche soir.

Le ministère a déclaré que près de 3 000 de ces cas se sont produits entre minuit et 19h30.

Le ministère a également annoncé que le nombre de victimes du virus s’élevait à 1 136, enregistrant 10 victimes supplémentaires depuis lundi matin et environ 17 depuis une mise à jour faite dimanche soir.

524 patients étaient dans un état grave, dont 142 personnes sous respirateur.

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