La police sous le coup d’une enquête après l’attaque de la Gay Pride
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La police sous le coup d’une enquête après l’attaque de la Gay Pride

Les victimes de l’attaque de Jérusalem demandent à ce que les conclusions du comité d’enquête soient publiées

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Les participants de la Gay Pride à Jérusalem fuient l'homme au couteau, Yishai Schlissel, le 30 juillet 2015. (Crédit : Koby Shotz)
Les participants de la Gay Pride à Jérusalem fuient l'homme au couteau, Yishai Schlissel, le 30 juillet 2015. (Crédit : Koby Shotz)

Une enquête interne sur la conduite de la police entourant l’agression fatale à la Gay Pride de Jérusalem le mois dernier doit être soumise dimanche, avec un rapport évaluant l’incapacité des autorités à contrôler l’agresseur ultra-orthodoxe, qui a perpétré une attaque identique en 2005.

Un comité spécial a été créé pour présenter ses conclusions aux responsables des services de sécurité.

Le rapport doit mettre en cause les officiers supérieurs de la police de Jérusalem, y compris le commandant du district de Jérusalem, Moshe Edri. Il n’est pas encore clair si le rapport sera rendu public.

Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan a créé le comité suite à l’incident du 30 juillet 2015, dans lequel Yishai Schlissel a poignardé une demi-douzaine de participants au défilé, tuant Shira Banki, 16 ans, et blessant cinq personnes.

Schlissel a mené l’attaque trois semaines après avoir purgé une peine de 10 ans pour un crime identique commis en 2005. Il avait ouvertement déclaré son animosité envers l’événement de la Gay Pride, depuis sa libération.

Samedi soir, les victimes de l’attaque ont envoyé une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Erdan, et au commissaire adjoint Bentzi Sau, exigeant que les personnalités impliquées dans l’échec de la police en prennent la responsabilité, que la police s’excuse, et que les conclusions du comité soient publiées, selon la Deuxième chaîne.

Dans la lettre, les victimes qualifient l’incident d’ « échec » de la police.

« Lorsque les conclusions seront tirées et que les noms des responsables seront révélés, nous attendons d’eux qu’ils prennent la responsabilité de leurs échecs », ont-ils écrit.

« Malgré tous les signes avant-coureurs, la police n’a pas empêché un crime de haine qui a coûté la vie à une merveilleuse jeune fille », poursuit la lettre, exhortant à une enquête transparente et complète.

Avant le défilé, des membres de la police du district de Jérusalem avaient mentionné que six personnes, quatre hommes – y compris Schlissel – et deux femmes, étaient soupçonnées de vouloir commettre des actes de violence contre les participants, a rapporté la Deuxième chaîne plus tôt ce mois-ci. Cependant, la police n’a pas pris de mesures pour surveiller Schlissel.

Shira Banki (Autorisation de la famille)
Shira Banki (Autorisation de la famille)

« Nous exigeons une réponse à la question : la police a-t-elle pensé à mettre sous surveillance rapprochée le meurtrier libéré de prison quelques jours auparavant, qui a exprimé son intention de poignarder de nouveau ? », ont écrit les victimes.

Les autorités étaient déjà accusées de ne pas avoir éloigné Schlissel de la marche annuelle, en dépit de ses déclarations publiques indiquant qu’il comptait l’attaquer.

Schlissel a également distribué un manifeste anti-gay dans lequel il qualifiait la marche de « honteuse » et de « blasphématoire ».

Adiv Sterman a contribué à cet article

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