La touriste anglaise a inventé son viol collectif car elle se sentait « humiliée »
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La touriste anglaise a inventé son viol collectif car elle se sentait « humiliée »

Les familles des suspects libérés chantent des louanges à Dieu à l'extérieur du tribunal de Chypre, alors que les détails du témoignage revu de cette femme de 19 ans se précisent

Des touristes israéliens, soupçonnés d'avoir violé une jeune Britannique de 19 ans à Ayia Napa, quittent les locaux du tribunal dans la station balnéaire chypriote orientale de Paralimni, le 26 juillet 2019. (Iakovos Hatzistavrou / AFP)
Des touristes israéliens, soupçonnés d'avoir violé une jeune Britannique de 19 ans à Ayia Napa, quittent les locaux du tribunal dans la station balnéaire chypriote orientale de Paralimni, le 26 juillet 2019. (Iakovos Hatzistavrou / AFP)

La touriste britannique qui avait prétendu avoir été victime d’un viol collectif à Chypre a révisé son témoignage pour dire que les rapports sexuels étaient consentants, expliquant qu’elle avait déposé plainte contre 12 adolescents israéliens car elle se sentait humiliée après avoir été filmée sans son consentement et virée de la chambre, selon les médias israéliens dimanche.

Après la libération de cinq des suspects la semaine dernière, les sept autres ont été libérés dimanche, a indiqué la police. Avec leur famille, ils ont fait la fête à l’extérieur du tribunal, dansant et chantant des louanges religieuses.

La jeune femme de 19 ans est maintenant en état d’arrestation et « fait face à des accusations de fausse déclaration pour un délit imaginaire », a déclaré un porte-parole de la police plus tôt. Elle affrontera un juge lundi. « Le viol n’a jamais eu lieu », a dit une autre source policière.

Les médias chypriotes ont déclaré qu’elle est soupçonnée d’avoir déposé une fausse plainte contre les Israéliens parce qu’ils l’ont filmée pendant les actes sexuels sans avoir reçu son consentement pour le faire.

Dans la nuit, les enquêteurs chypriotes ont présenté à la femme le récit des suspects, ainsi que des clips vidéo obtenus à partir de leurs téléphones qui montrent son sourire pendant les événements, a rapporté la Douzième chaîne.

Elle s’est effondrée en larmes et a avoué avoir porté plainte parce qu’elle s’est sentie humiliée après qu’un des garçons I’a expulsée de la chambre, selon la chaîne de télé.

« Je suis sortie de la chambre et j’ai rencontré deux de mes amis. Je leur ai raconté ce qui s’était passé et ils m’ont immédiatement dit de porter plainte auprès de la police », a-t-elle été citée par la Douzième chaîne.

Les enquêteurs ont alors compris qu’elle mentait et ont décidé de l’arrêter. Après l’avoir interrogée pendant des heures, il a été ordonné dans la matinée de libérer les autres suspects.

L’adolescent israélien considéré comme le principal suspect, à sa sortie de prison, a déclaré que « la vérité est révélée ».

« Dieu la punira. Nous nous moquons qu’elle soit poursuivie ou non, l’essentiel est qu’elle ait été arrêtée », a-t-il ajouté. « Tous les adolescents qui viennent à Ayia Napa doivent être prudents. »

Des suspects israéliens se couvrent le visage avec leur tee-shirt à leur arrivée au tribunal de Famagouste à Paralamni, Chypre, le 26 juillet 2019 (AP Photo/Petros Karadjias)

Les suspects ont déclaré à la Douzième chaîne qu’elle avait accepté d’être filmée et que « tout était consensuel ».

Elle a dit « fermez la porte », pour les enfants [pour qu’ils ne voient pas], elle voulait du sexe », a dit l’un des suspects à la chaîne.

Chypre intentera une action en justice contre tous ceux qui ont contribué à promouvoir le mensonge, a déclaré le maire d’Ayia Napa, Yiannis Karousos, à la Treizième chaîne d’information israélienne « y compris la fille qui aurait fait cette déposition aux policiers ».

« Dans les jours qui viennent, le conseil des ministres approuvera l’installation de caméras de vidéosurveillance autour de la ville d’Ayia Napa, une première dans ce genre à Chypre », a-t-il ajouté. « Parce que les touristes ne doivent pas seulement être en sécurité, ils doivent se sentir en sécurité. »

Des touristes dans la station balnéaire d’Ayia Napa, à Chypre, le 18 juillet 2019. (Crédit : Matthieu Clavel/AFP)

« Comme je l’ai toujours prétendu, il n’y a pas eu de viol à Chypre », a déclaré Nir Yaslovitzh, avocat de certains des suspects. « Les jeunes qui sont partis en vacances qui sont devenues un cauchemar rentreront chez eux aujourd’hui. Tous retourneront chez eux et retrouveront leur famille. La police chypriote a mené une enquête professionnelle et approfondie. »

Yaniv Havari, un autre avocat israélien qui représente un certain nombre de suspects, a déclaré à la chaîne publique Kan que ses clients avaient été en mesure de fournir des preuves convaincantes qu’ils n’avaient pas commis ce crime.

Nir Yaslovitzh, avocat de certains des suspects, s’exprime aux abords du tribunal de Chypre, le 26 juillet 2019. (Capture d’écran : Twitter)

« Elle a menti, elle a dit que 12 d’entre eux l’avaient violée, c’est ce qu’elle a prétendu », dit Havari. « Pendant près de deux semaines, c’est ce qu’elle a prétendu et après que les 12 détenus ont donné leur version, il est apparu que sa version ne tenait pas debout. »

L’événement majeur est survenu la semaine dernière, après que cinq des suspects israéliens dans cette affaire ont été libérés et renvoyés en Israël, bien que la police chypriote semblait prête à l’époque à porter plainte pour viol contre au moins trois des personnes encore en détention.

Il y a une semaine et demie, la Britannique a déposé une plainte contre les Israéliens, âgés de 15 à 18 ans, qui séjournaient à l’hôtel Pambos Napa Rocks, sur la côte sud-est de l’île. La jeune femme a dit à la police que deux des suspects la tenaient par les bras alors qu’elle pleurait et demandait à être relâchée. Elle a dit que leurs amis l’avaient violée à tour de rôle et que plusieurs l’avaient frappée. On a trouvé des ecchymoses et des égratignures sur le bas de son corps.

L’AFP a contribué à cet article.

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