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L’aide de l’UE aux Palestiniens retardée ; Bruxelles envisage l’ajout de conditions

Le versement de l'aide a été bloqué lorsqu'un responsable a cherché à conditionner l'aide à la conformité des manuels scolaires aux normes internationales

Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, assiste à la séance d'ouverture de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères en vue du Sommet arabe, à Tunis, le 29 mars 2019. (AP Photo/Hussein Malla)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, assiste à la séance d'ouverture de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères en vue du Sommet arabe, à Tunis, le 29 mars 2019. (AP Photo/Hussein Malla)

L’aide de l’Union européenne à l’Autorité palestinienne a été suspendue alors que les responsables de l’Union Européenne (UE) discutent de la conditionner à des réformes des manuels scolaires palestiniens, a confirmé lundi le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne (AP), Riyad al-Maliki, à la radio officielle de l’AP.

L’information avait été rapportée pour la première fois par le Times of Israel fin février.

L’UE est normalement le plus grand donateur de l’AP et contribue au paiement des salaires des nombreux fonctionnaires de Ramallah. Mais peu d’aides ont été décaissées depuis 2020.

Le versement de l’aide a été bloqué lorsque le responsable de l’UE, Oliver Varhelyi, a cherché à conditionner environ 10 millions de dollars d’aide à la conformité des manuels scolaires aux normes internationales, créant un bourbier bureaucratique.

Dans une interview en février, un diplomate au fait des discussions a critiqué la conditionnalité proposée.

« Une aide financière aussi substantielle devrait-elle être liée à un élément de la relation entre l’Europe et les Palestiniens ? » avait déclaré le diplomate à l’époque.

Les manuels scolaires palestiniens ont longtemps fait l’objet de controverses. Les critiques les accusent de contenir l’incitation à la violence et de glorifier la terreur, tandis que l’AP les défend comme reflétant simplement le récit national palestinien.

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