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« L’Air Force One » israélien remisé dans un hangar jusqu’à nouvel ordre

"Sa maintenance sera assurée jusqu'à ce qu'une décision soit prise sur son utilisation à l'avenir", a indiqué le ministère de la Défense

L'"Aile de Sion", la version israélienne d'Air Force One, est vue au-dessus de l'aéroport Ben Gourion, lors de son premier vol d'essai, le 3 novembre 2019. (Yoav Weiss/Israel Aerospace Industries)
L'"Aile de Sion", la version israélienne d'Air Force One, est vue au-dessus de l'aéroport Ben Gourion, lors de son premier vol d'essai, le 3 novembre 2019. (Yoav Weiss/Israel Aerospace Industries)

Le Premier ministre Naftali Bennett n’a jamais embarqué à bord de la version israélienne de l’Air Force One – et il semble qu’il n’aura jamais l’occasion de le faire. Le ministère de la Défense a indiqué, mercredi, qu’il allait placer ce Boeing 737 dans un hangar jusqu’à nouvel ordre, quelques mois seulement après qu’il a obtenu l’approbation finale pour sa mise en service.

Ce fiasco à hauteur de 750 millions de shekels, surnommé « l’Aile de Sion », avait pris des années à prendre forme. Il devait être utilisé par les chefs de l’État israélien pour les vols officiels. Mais le Premier ministre Naftali Bennett et le président Isaac Herzog n’ont jamais touché à cet avion, associé à l’ex-Premier ministre et actuel chef de l’opposition Benjamin Netanyahu.

Le ministère de la Défense a fait savoir dans un communiqué que l’avion allait être transféré d’un hangar de l’Israel Aerospace Industries (IAI), à l’aéroport Ben Gurion, à la base Nevatim des forces aériennes, où un périmètre particulier a été aménagé pour l’accueillir.

« L’avion restera sur le site et sa maintenance sera assurée jusqu’à ce qu’une décision soit prise sur son utilisation future », a indiqué le ministère.

Ce Boeing de 20 ans, qui a subi des travaux de rénovation significatifs, comprend un bureau privé pour le Premier ministre, une chambre avec des toilettes et une douche, une cuisine complètement équipée, une salle de réunion et même « une cellule de crise ».

Au mois de décembre, quand l’avion avait reçu l’approbation finale pour sa mise en service, le chef du syndicat d’IAI, Yair Katz – dont le père est un ancien ministre du Likud et un proche de Netanyahu – avait déclaré qu’il était « absurde que la splendeur de l’artisanat israélien soit en train de ramasser la poussière dans un parking et qu’il ne soit pas utilisé pour ce pour quoi il a été développé par les meilleurs ingénieurs de l’IAI ».

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