L’Allemagne rappelle un peloton de Lituanie après des accusations de racisme
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L’Allemagne rappelle un peloton de Lituanie après des accusations de racisme

Plusieurs soldats de la Bundeswehr stationnés avaient entonné en avril, lors d'une fête dans un hôtel, des chants racistes et antisémites

L’emblème de l'unité spéciale KSK (Kommando Spezialkraefte) des forces armées allemandes de la Bundeswehr sur le béret d'un soldat participant à un exercice militaire à Calw, près de Sindelfingen, dans le sud de l'Allemagne, le 14 juillet 2014. (Crédit : Patrick Seeger / dpa / AFP)
L’emblème de l'unité spéciale KSK (Kommando Spezialkraefte) des forces armées allemandes de la Bundeswehr sur le béret d'un soldat participant à un exercice militaire à Calw, près de Sindelfingen, dans le sud de l'Allemagne, le 14 juillet 2014. (Crédit : Patrick Seeger / dpa / AFP)

La ministre allemande de la Défense a annoncé mercredi le rappel d’un peloton stationné en Lituanie après des accusations de comportement raciste et antisémite contre ses soldats.

Lundi, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel avait révélé que plusieurs soldats de la Bundeswehr stationnés en Lituanie avaient entonné en avril, lors d’une fête dans un hôtel, des chants racistes et antisémites.

L’un d’entre eux avait en outre tenté d’agresser sexuellement un autre soldat pendant qu’il dormait, une scène qui avait été filmée, selon Der Spiegel.

La ministre de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer a indiqué que l’ensemble du peloton de 30 soldats serait retiré « avec effet immédiat ».

« La mauvaise conduite de certains soldats en Lituanie est une gifle au visage de tous ceux qui servent la sécurité de notre pays jour après jour dans la Bundeswehr », a-t-elle écrit sur Twitter.

Le peloton retournera jeudi en Allemagne, où une enquête sur ces accusations est en cours depuis la semaine dernière, a déclaré une porte-parole du gouvernement.

Mme Kramp-Karrenbauer a déclaré que tout soldat reconnu coupable serait « puni avec la plus grande sévérité ».

Trois soldats avaient dans un premier temps été retirés du contingent stationné en Lituanie, selon Der Spiegel.

L’appartenance de soldats, dont des membres des forces spéciales, à la mouvance de l’extrême droite radicale inquiète depuis plusieurs mois le gouvernement d’Angela Merkel qui a érigé le terrorisme raciste et antisémite au premier rang des menaces.

Une compagnie des forces spéciales KSK avait ainsi été dissoute en 2020. D’importants vols de munitions y avaient été constatés et plusieurs de ses membres avaient effectué le salut hitlérien, illégal, lors d’une fête.

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