L’Arabie saoudite presse l’Iran de changer de politique régionale
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L’Arabie saoudite presse l’Iran de changer de politique régionale

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a dénoncé l'Iran comme un "Etat colonisateur"

L'ambassadeur saoudien aux États-Unis Adel bin Ahmed Al-Jubeir annonce que l'Arabie saoudite mène des frappes aériennes militaires au Yémen lors d'une conférence de presse- 25 mars 2015  (Crédit : Chip Somodevilla / Getty Images / AFP)
L'ambassadeur saoudien aux États-Unis Adel bin Ahmed Al-Jubeir annonce que l'Arabie saoudite mène des frappes aériennes militaires au Yémen lors d'une conférence de presse- 25 mars 2015 (Crédit : Chip Somodevilla / Getty Images / AFP)

Adel Jubeir a pressé lundi l’Iran de changer sa politique dans la région, prévenant que Ryad userait de « toute sa puissance » pour contrer ce pays qu’il a dénoncé comme un « Etat colonisateur ».

« Nous espérons que l’Iran changera de politique et renoncera à ses ingérences dans les affaires des Etats de la région, dont le Liban, la Syrie, l’Irak et le Yémen », a déclaré Adel Jubeir lors d’une conférence de presse avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.

Le ministre allemand effectue une visite à Ryad dans le cadre d’une tournée qui l’a mené auparavant à Téhéran. L’Iran et l’Arabie saoudite sont les deux principales puissances rivales de la région.

M. Jubeir a ajouté qu’ « il est difficile d’avoir des relations positives » avec Téhéran « tant que l’Arabie saoudite et son peuple sont la cible d’une agression continue ».

« Nous sommes soucieux de faire face à toutes les actions iraniennes et userons de toute notre puissance politique, économique et militaire pour défendre notre territoire et notre peuple », a-t-il averti.

Il a dans ce contexte dénoncé l’Iran comme « un Etat colonisateur » en Syrie, sommant la République islamique de « retirer (ses hommes) de la Syrie, de cesser de fournir des armes au régime de Bachar al-Assad et de retirer les milices chiites, comme celles du Hezbollah (libanais) qu’elle a déployées en Syrie ».

Sinon, « il est difficile que (l’Iran) puisse jouer un rôle » dans un règlement de la crise syrienne, a conclu le ministre saoudien, dont le pays soutient l’opposition syrienne qui combat le régime de Damas, lequel est soutenu par Téhéran.

Auparavant, M. Steinmeier avait convenu qu’il « est très difficile, à l’heure actuelle, de vraiment combler le profond fossé entre Ryad et Téhéran, également ici du côté saoudien ».

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