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L’artiste qui a sculpté les portes de la Knesset décède dans un incendie à Jérusalem

Yona Palombo, veuve du célèbre sculpteur David Palombo, avait tenu un musée de ses œuvres dans la maison du couple, dans la Vieille ville, jusqu'en l'an 2000

Les portes Palombo de la Knesset, sans date. (Leif Knutsen/Wikimedia)
Les portes Palombo de la Knesset, sans date. (Leif Knutsen/Wikimedia)

Yona Palombo, 87 ans, qui, avec son défunt mari, avait sculpté les premières portes de la Knesset, est décédée samedi dans un incendie près du tombeau du roi David, dans la Vieille ville de Jérusalem.

Née au Chili, en 1964, elle avait épousé le célèbre sculpteur David Palombo, connu pour ses sculptures en métal qui ont orné de nombreuses institutions nationales en Israël.

Parmi celles-ci figurent les portes de la tente de Yizkor (mémorial) de Yad Vashem et les anciennes portes d’entrée de la Knesset, qu’il avait créées avec Yona.

Ces portes ont été remplacées par des portes en verre après la rénovation du Parlement en 2007.

David Palombo avait été tué en 1966, lorsque la moto qu’il conduisait avait heurté une chaîne que le ministère des Affaires religieuses avait tendue en travers de la rue pour empêcher la profanation du Shabbat.

Dans leur maison, Yona avait ouvert un musée qui avait été actif jusqu’en 2000.

Dans une interview accordée au Yedioth Ahronoth en 2006, à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de David, elle avait déclaré : « Après la mort de David, je ne me suis pas mariée car je ne voulais pas perdre ma liberté. Si David se levait de sa tombe et voulait me porter à nouveau – je l’épouserai. Je n’ai pas pu trouver quelqu’un qui me convienne comme me convenait David. Nous étions si semblables en tant de choses. J’étais son soudeur. Son plus fidèle ouvrier. Je soudais là où il me disait de le faire et je n’ouvrais pas la bouche pour ne pas nuire à sa créativité. »

Dans une interview ultérieure, lorsqu’il lui avait été demandé comment la mort de son époux l’avait affectée, Yona avait répondu : « Vous allez être surpris, mais même s’il est mort à cause d’une contrainte religieuse alors que c’était Shabbat, je suis devenue religieuse après sa mort. J’étais athée, mais je crois maintenant en Dieu parce que je n’ai aucun moyen d’expliquer sa mort autre que le fait que Dieu a voulu ramener auprès de lui un homme bon. Je n’ai pas de problème avec la religion, seulement avec les salauds d’agents de la religion. »

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