L’avis de Dupont-Aignan sur Assad et l’attaque chimique en Syrie
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L’avis de Dupont-Aignan sur Assad et l’attaque chimique en Syrie

"Je ne vois pas pourquoi Bachar el-Assad aurait eu intérêt à faire cela", a déclaré le député de l'Essonne et candidat à la présidentielle

Le candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, sur BFMTV le 14 avril 2017 (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Le candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, sur BFMTV le 14 avril 2017 (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à l’élection présidentielle, a déclaré vendredi ne pas voir pourquoi le président syrien Bachar el-Assad aurait eu intérêt à gazer sa population, disant ne croire « plus personne » concernant la situation au Moyen-Orient.

« Je ne crois plus personne au Moyen-Orient. Je suis très méfiant. Je suis M. Dupont-Aignan, je n’ai pas les services secrets, je ne suis pas à l’Elysée ni ministre », a déclaré le président de Debout la France sur BFMTV et RMC.

« Je ne vois pas pourquoi Bachar el-Assad aurait eu intérêt à faire cela », a ajouté ce député de l’Essonne, après que la communauté internationale a accusé le président syrien d’avoir mené l’attaque chimique à Khan Cheikhoun.

« Je remarque seulement que c’est Daech, les Frères musulmans, al-Qaïda et la Turquie qui ont applaudi les frappes de Donald Trump », a-t-il enchaîné.

Evoquant l' »immense manipulation » que les Etats-Unis ont menée pour intervenir en Irak en 2003 et les conséquences de l’intervention française en Libye, ce membre de la commission des Affaires étrangères a appelé à « tirer les leçons des erreurs » afin d’éviter un « troisième chaos semé par les Occidentaux ».

« Il y a un concours d’atrocités abominable et je ne veux pas que l’on engage la France sans être sûr de qui a commis cet acte abominable », a-t-il dit, demandant une enquête indépendante.

Dans un entretien mercredi à l’AFP, Bachar al-Assad a accusé les Occidentaux d’avoir « monté toute l’histoire » de l’attaque chimique présumée contre une ville rebelle syrienne afin de préparer, selon lui, le terrain à des frappes américaines contre son armée.

C’est « 100% de mensonge et de propagande. C’est 100% de cruauté et de cynisme », a réagi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault vendredi, en visite officielle à Pékin.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, s'adresse aux journalistes lors d'une conférence de presse avec son homologue chinois Wang Yi après leur réunion à Beijing le 14 avril 2017, en Chine (Crédit : AFP PHOTO / FRED DUFOUR)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, s’adresse aux journalistes lors d’une conférence de presse avec son homologue chinois Wang Yi après leur réunion à Beijing le 14 avril 2017, en Chine (Crédit : AFP PHOTO / FRED DUFOUR)
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