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Le chef de Balad nie avoir rencontré un leader des renseignements de l’AP à Ramallah

Selon Sami Abou Shahadeh, cet entretien visait à convaincre les leaders de la Liste arabe unie de s'unir à Raam, la faction qui avait intégré la précédente coalition

Sami Abou Shahadeh de la Liste arabe unie à la Knesset lors d'un vote sur le budget de l'État, le 2 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Sami Abou Shahadeh de la Liste arabe unie à la Knesset lors d'un vote sur le budget de l'État, le 2 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le chef de la faction Balad, une faction intégrée à la Liste Arabe unie, a démenti dimanche avoir assisté à des rencontres entre des députés arabes israéliens et le responsable des renseignements de l’Autorité palestinienne, qui aurait poussé l’alliance des partis formant la Liste arabe unie à conclure un nouveau partenariat avec la formation Raam, qui faisait partie de la dernière coalition.

Le législateur Sami Abou Shahadeh a rejeté cette affirmation dans un entretien avec la Radio militaire, expliquant en avoir « entendu parler dans les médias ».

Selon un reportage diffusé vendredi par la Douzième chaîne, les rencontres organisées à Ramallah avec Majed Faraj, de l’AP, auraient aussi eu lieu en présence du chef de la Liste arabe unie, Ayman Odeh, et du parlementaire Ahmad Tibi – respectivement à la tête des factions Hadash et Taal.

Le reportage, qui n’avait pas cité ses sources, avait précisé que Faraj, qui est un proche du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, avait rencontré les députés de la Liste arabe unie pour tenter de les convaincre de conclure une nouvelle alliance avec la formation islamiste Raam qui s’était présentée seule lors des dernières élections et qui était ensuite finalement devenue membre de la coalition au pouvoir.

La chaîne avait noté que Faraj avait fait part de son inquiétude sur la possibilité d’une faible participation électorale des Arabes israéliens lors du scrutin du mois de novembre si les différentes factions ne s’alliaient pas, ce qui entraînerait un retour au pouvoir de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, avec la formation d’un gouvernement de droite de la ligne dure.

La Liste arabe unie, de son côté, a refusé tout commentaire sur ce reportage.

Le leader de la Liste arabe unie Ayman Odeh (à droite) et Ahmad Tibi, membre du parti, arrivent à la Knesset pour une réunion de faction, le 22 septembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le taux de participation électorale des Arabes israéliens a été au plus haut lorsque les quatre partis arabes majeurs se sont rassemblés sous la même bannière lors des élections, la Liste arabe unie arrachant quinze sièges lors du scrutin de 2020. Souhaitant se focaliser sur les affaires nationales, Raam avait choisi de faire cavalier seul lors du dernier vote.

La faction avait réussi à gagner quatre sièges et avait intégré le gouvernement, une initiative sans précédent. Les sous-factions de la Liste arabe unie, au nombre de trois, avaient gagné six fauteuils seulement et elles étaient restées dans l’opposition.

Le parti du Likud de Netanyahu a déclaré que le reportage de la Douzième chaîne avait aidé à révéler l’existence d’un délit pénal d’interférence dans le scrutin de la part de l’AP, ajoutant qu’il prévoyait de demander aux services du Shin Bet d’ouvrir une enquête.

Dans une autre interview accordée à la station de radio Kan, dimanche, Abou Shahadeh a dit soutenir l’abandon du drapeau israélien, de l’hymne national et de la Loi du retour, qui autorise les Juifs du monde entier à immigrer en Israël.

« Nous avons besoin d’un changement sérieux dans la structure raciste qui favorise les Juifs, créant en cela des discriminations, et nous avons besoin d’un meilleur modèle démocratique », a déclaré le responsable de Balad.

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