Le fils de l’otage Amiram Cooper exhorte à maintenir la pression sur le Hamas
Rotem Cooper a aussi déclaré depuis la maison de ses parents que la reconstruction de Nir Oz "envoie un message"
Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Rotem Cooper, le fils d’Amiram Cooper, qui a été enlevé lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 et tué en captivité, a déclaré jeudi lors d’une conférence de presse que son père était le dernier du groupe de sept otages initialement détenus ensemble à Gaza.
Amiram est l’un des treize otages morts dont le corps est toujours dans la bande de Gaza.
Économiste et poète âgé de 85 ans au moment de son enlèvement, Amiram et son épouse Nurit ont été brutalement arrachés à leur domicile du kibboutz Nir Oz lors de l’assaut barbare et sanglant du 7 octobre, après que des terroristes ont tiré à travers leur porte d’entrée. Ils ont été détenus ensemble dans un tunnel avec d’autres membres du kibboutz, jusqu’à ce que Nurit soit relâchée le 23 octobre 2023.
Le 18 décembre 2023, le Hamas a diffusé une vidéo de propagande dans laquelle on voyait Amiram aux côtés de ses amis Chaïm Peri et Yoram Metzger.
En mars 2024, le groupe terroriste a assuré que les trois hommes avaient été tués lors de frappes aériennes israéliennes.
En juin 2024, Israël a confirmé qu’Amiram, Chaïm, Yoram et Nadav Popplewell avaient été tués pendant leur captivité.
Le kibboutz a ensuite organisé une cérémonie d’adieu et la famille Cooper a observé la shiva, la semaine de deuil rituelle.
En août 2024, l’armée israélienne a récupéré les corps de six otages décédés : Alex Dancyg, Yagev Buchshtav, Chaïm, Yoram, Nadav et Avraham Munder.
Israël a déclaré qu’il pensait que Chaïm et Yoram avaient été abattus par leurs geôliers à la mi-février 2024.
Selon Cooper, il faut continuer à faire pression sur le Hamas pour qu’il restitue les derniers otages morts.
« C’est un accord formidable », a déclaré Cooper à propos de l’accord de cessez-le-feu qui est entré en vigueur au début du mois et qui prévoit la libération de tous les otages israéliens.
Il a ajouté que cet accord avait donné des résultats formidables.
« Nous sommes dans une situation différente de celle d’il y a deux semaines, avec vingt otages vivants de retour à la maison et quinze autres rapatriés pour être enterrés. »
Cooper, qui vit aux États-Unis depuis de nombreuses années, s’est exprimé depuis la maison de ses parents à Nir Oz, où l’on peut observer quelques signes de reconstruction, notamment des impacts de balles rebouchés.
« C’est encourageant à voir », a souligné Cooper.
« Pendant longtemps, il n’y avait ici que des maisons brûlées. »
Nir Oz comptait 400 habitants avant le 7 octobre. Toutes les maisons, sauf six, ont été brûlées ou détruites.
Cooper a indiqué qu’environ 80 personnes y vivraient bientôt, dont 50 membres du kibboutz et une trentaine de militaires.
« Nir Oz est le point zéro. Nous avons eu 64 morts et 76 otages », a-t-il déclaré.
« Le 7 octobre a touché toutes les familles sans exception. »
Il a ajouté que la reconstruction de Nir Oz était importante pour honorer la mémoire de son père et faire en sorte que le kibboutz soit « plus grand, plus fort et plus beau » qu’auparavant.
« Cela enverra un message au Hamas », a déclaré Cooper.







