Le Mémorial de la Shoah lance un appel au sujet des camps du Loiret
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Le Mémorial de la Shoah lance un appel au sujet des camps du Loiret

Afin de mener à bien le projet de musée dans l'ancienne gare de Pithiviers, le Mémorial de la Shoah a lancé un appel afin de réunir des documents sur ces camps

La gare de Pithiviers, en France, qui sera transformée en mémorial à la mémoire des Juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondiale. (Crédit : Wikipedia Commons)
La gare de Pithiviers, en France, qui sera transformée en mémorial à la mémoire des Juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondiale. (Crédit : Wikipedia Commons)

En 2020 doit s’ouvrir dans l’ancienne gare de Pithiviers (Loiret), située à 80 km au sud de Paris, un lieu de mémoire en hommage aux 16 000 Juifs internés entre 1941 et 1943 dans les camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers.

Lieu emblématique de l’histoire de la Shoah en France, désaffectée depuis la fin des années 60 et murée, la gare de Pithiviers a été le dernier point de contact sur le sol français de nombreux Juifs. Selon le Mémorial de la Shoah, 8 100 Juifs ont été déportés directement du Loiret à destination du camp d’Auschwitz-Birkenau en huit convois, dont six depuis Pithiviers.

Par cette gare et ces camps ont notamment transité les 4 400 enfants victimes de la rafle du Vel d’hiv, la plus grande arrestation de Juifs de la Seconde Guerre mondiale en France, en juillet 1942. Séparés de leurs parents, ils sont restés plusieurs semaines seuls et abandonnés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, avant d’être à leur tour déportés.

Afin de mener à bien ce projet de centre d’information et d’éducation, le Mémorial de la Shoah a lancé un appel aux habitants de la région dans le cas où ils disposeraient de documents sur ces camps, de photos – que ce soit lors de leur construction, de leur fonctionnement ou de leur destruction – et d’objets qui y ont été retrouvés. Les documents peuvent être numérisés dans le cas où les habitants ne souhaitent pas s’en séparer.

Selon Lior Lalieu-Smadja, responsable de la photothèque du Mémorial de la Shoah, interrogée par le journal La République du Centre, des témoignages sur cette période peuvent toujours ressurgir. « Concernant le camp de Venissieux, on a eu le cas d’une petite fille qui nous a ramené des négatifs qui appartenaient à son grand-père et montraient l’arrivée de Juifs », explique-t-elle. « Récemment, on a reçu des lunettes qui avaient été ramassées au camp de Drancy. »

L’institution cherche aussi à récolter des témoignages oraux. A ces personnes, Lior Lalieu-Smadja précise : « Si elles sont prêtes à témoigner, on peut venir les enregistrer sur place. On se déplacera vraisemblablement en octobre à Pithiviers. »

La documentaliste est joignable au 01.42.77.44.72 ou par mail à l’adresse contact@memorialdelashoah.org

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