Le ministère de l’Éducation ne possède aucune donnée sur les abris dans 50 % des maternelles
De nombreuses écoles ne sont pas, ou partiellement, protégées, selon une nouvelle étude du Centre de recherche et d'information de la Knesset
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Le ministère de l’Éducation ne dispose d’aucunes données concernant la présence ou l’absence d’abris anti-bombes dans environ 50 % des jardins d’enfants, a révélé une nouvelle étude du Centre de recherche et d’information de la Knesset.
Près de 38 % des écoles ne disposent d’aucune protection, ou seulement d’une protection partielle, indique cette étude.
Cette étude a été rédigée à la demande de la commission de l’Éducation, de la Culture et des Sports de la Knesset, sur la base des conclusions du contrôleur général de l’État, publiées dans son audit des abris en janvier.
Selon l’audit du Contrôleur général de l’État, le ministère de l’Éducation ne détient pas les données relatives à environ 51 % (10 975 salles de classe) des jardins d’enfants. Pour les 49 % restants (10 444 salles de classe), le ministère présume que ceux-ci sont protégés au simple motif qu’ils ont été construits après 1992, date à laquelle les exigences en matière de protection sont entrées en vigueur, sans toutefois en avoir la certitude, faute d’avoir effectué un suivi de la question. Le nombre de jardins d’enfants non protégés est donc probablement bien plus élevé, selon le rapport.
L’étude note que, selon une enquête menée par le ministère portant sur 5 052 classes de maternelle, seules 2 728 (environ 54 %) étaient réellement équipées d’une protection standard.
Le ministère a informé le contrôleur de l’État qu’il était en train de passer un contrat avec une entreprise afin de rassembler des informations actualisées, et de cartographier le statut de tous les établissements d’enseignement, incluant les maternelles.
Par ailleurs, 14 % des écoles israéliennes ne présentent aucune protection et 24 % comportent une protection partielle. Ces chiffres indiquent que près de 466 000 élèves, ce qui représente environ un quart des élèves du pays, ne bénéficient pas d’une protection adéquate.
Le contrôleur de l’État a toutefois noté que 36 % des données du ministère sont obsolètes, leur dernière mise à jour remontant à la période 2018-2021.
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