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Le ministre des Finances empêche l’acheminement de cargaisons de farine à Gaza

Smotrich dit qu'il ne laissera pas la farine arriver entre les mains de l'agence d'aide de l'UNRWA, pour qu'elle ne finisse pas entre celles du Hamas

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich dirigeant une réunion de faction à la Knesset, à Jérusalem, le 29 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich dirigeant une réunion de faction à la Knesset, à Jérusalem, le 29 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a confirmé, mardi soir, le blocage de cargaisons de farine destinées à la bande de Gaza pour éviter qu’elles ne finissent entre les mains de l’UNRWA et du Hamas.

Le chef du parti HaTzionout Hadatit a écrit sur X, anciennement Twitter, « s’être concerté avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour chercher un autre mode de distribution ne permettant pas à cette aide de finir entre les mains du Hamas ».

Les pays donateurs ont suspendu leur financement à l’agence d’aide palestinienne dans le sillage des accusations portées par Israël à l’encontre de certains membres de l’UNRWA, soupçonnés d’avoir pris part aux atrocités du 7 octobre, au cours desquelles des terroristes du Hamas ont attaqué le sud d’Israël, tué quelque 1 200 personnes, principalement des civils, et fait 253 otages.

L’agence, qui a assuré s’être séparée de plusieurs de ses collaborateurs, est depuis longtemps accusée par Israël de fournir une couverture au Hamas et de soutenir le terrorisme. Les appels à sa dissolution se sont multipliés ces dernières semaines, depuis les informations faisant état de son implication dans les événements du 7 octobre.

Smotrich a assuré qu’il existait un « réel consensus » au sein du gouvernement pour que l’aide humanitaire à Gaza ne finisse pas entre les mains du Hamas par l’intermédiaire de l’UNRWA.

Selon Axios, Israël aimerait que l’aide humanitaire soit confiée à d’autres agences spécialisées comme le Programme alimentaire mondial afin que Smotrich laisse circuler ces lots de farine.

Des personnes trient des céréales pour fabriquer de la farine dans la ville de Gaza, le 22 janvier 2024, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le groupe terroriste palestinien Hamas. (Photo de l’AFP)

Bloquer les cargaisons de farine destinées à Gaza est constitutif d’un manquement à l’engagement pris par Israël envers les États-Unis, il y a de cela quelques semaines, en vertu duquel Netanyahu s’est engagé à permettre l’entrée de 150 camions de farine dans la bande de Gaza. La farine était supposée arriver au port israélien d’Ashdod et entrer dans Gaza par le point de passage de Kerem Shalom.

Selon Axios, les cargaisons sont bloquées au port d’Ashdod depuis des semaines.

A l’occasion d’une conférence de presse donnée mardi, le porte-parole du Département d’État américain, Matthew Miller, a déclaré qu’une cargaison américaine de farine était passée par Israël pour être acheminée à Gaza et que le département d’État « travaillait avec le gouvernement israélien pour faire en sorte » que les cargaisons de farine arrivent à leurs destinataires.

Il a ajouté que les États-Unis avaient acheté suffisamment de farine pour nourrir 1,5 million de Gazaouis pendant cinq mois, car « il est essentiel que les gens aient accès à de la nourriture ».

« Le gouvernement d’Israël s’est engagé à laisser passer cette farine, et nous attendons de lui qu’il respecte cet engagement », a déclaré M. Miller.

L’aide humanitaire à Gaza est une source de tension entre Israël et les États-Unis depuis le début de la guerre ; les États-Unis tentent régulièrement d’augmenter le nombre de camions autorisés par Israël à entrer dans la bande de Gaza.

Le président américain Joe Biden répondant à des questions sur Israël après avoir parlé du « Special Counsel report », à la Maison Blanche, à Washington, le 8 février 2024. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Lors d’un appel téléphonique dimanche, le président américain Joe Biden a fait savoir à Netanyahu qu’il ne respectait pas ses engagements en matière d’augmentation de l’aide humanitaire à la bande de Gaza.

A la demande des Etats-Unis, en décembre dernier, Israël a ouvert le point de passage de Kerem Shalom pour les besoins de l’acheminement de l’aide humanitaire, car le point de passage de Rafah, à la frontière égyptienne, ne suffisait plus.

Ces dernières semaines, des manifestants se sont massés au niveau du point de passage de Kerem Shalom et ont empêché les camions transportant de l’aide d’entrer dans Gaza. Ces manifestants estiment que l’aide ne doit pas entrer dans la bande de Gaza tant que les otages sont captifs.

Pour régler ce problème, l’armée israélienne a fait de la zone située autour du poste-frontière une zone militaire d’exclusion, ce qui n’a pas empêché les manifestants de se rendre au point de passage pour continuer à bloquer l’aide.

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