Le pape François embrasse le tatouage d’une survivante de l’Holocauste
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Le pape François embrasse le tatouage d’une survivante de l’Holocauste

Lidia Maksymowicz, devenue catholique, a été adoptée et sauvée par une famille polonaise; Elle avait retrouvé sa mère grâce à son tatouage

Le pape François s'entretient avec Lidia Maksymowicz, une survivante de la Shoah, qui était prisonnière dans le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, avant de quitter la cour de San Damaso au Vatican pour son audience générale hebdomadaire, le 26 mai 2021 (Crédit : AP / Alessandra Tarantino)
Le pape François s'entretient avec Lidia Maksymowicz, une survivante de la Shoah, qui était prisonnière dans le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, avant de quitter la cour de San Damaso au Vatican pour son audience générale hebdomadaire, le 26 mai 2021 (Crédit : AP / Alessandra Tarantino)

Le pape François, qui a renoué depuis deux semaines avec ses traditionnelles audiences générales avec le public, a embrassé mercredi le tatouage d’une survivante de la Shoah qui échappa aux expérimentations du docteur Josef Mengele.

Lidia Maksymowicz, une Polonaise d’origine biélorusse, survivante du camp d’Auschwitz-Birkenau où elle avait été déportée à près de trois ans en 1943, a remonté sa manche en rencontrant mercredi le pape à l’issue de l’audience générale en plein air dans une cour du palais apostolique.

François – qui s’était rendu dans le camp d’Auschwitz en 2016 – s’est penché pour embrasser son tatouage, le numéro 70072.

Emue, la survivante devenue catholique a spontanément enlacé le souverain pontife dans ses bras, avant de lui parler et lui remettre plusieurs présents, dont un bandeau que tous les prisonniers polonais utilisent lors de cérémonies commémoratives, ou encore un tableau qui la représente enfant main dans la main avec sa mère après avoir été débarquées d’un train à l’entrée du camp.

« Nous nous sommes compris avec les yeux, nous n’avions pas besoin de parler », a-t-elle confié après sa rencontre avec le pape, au site officiel d’information du Vatican.

Dans des témoignages lors de journées de la mémoire, Lidia a raconté avoir vécu dans le bloc crasseux des enfants du camp de concentration où elle a subi des expérimentations médicales du docteur Josef Mengele, comme l’inoculation de virus, de vaccins et de poisons.

Le célèbre médecin nazi Josef Mengele, encore jeune docteur, et la « rampe » du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau en mai 1944, quand Mengele choisissait parfois des prisonniers pour la vie, la mort, ou l’expérimentation. (Crédit : domaine public)

« Tous les enfants savaient qui était Mengele et éprouvaient de la terreur envers lui. Je considère que j’ai une mission de raconter cette histoire, je le dois à ceux qui sont morts », a-t-elle ainsi raconté en janvier lors d’une rencontre virtuelle avec des centaines de jeunes italiens.

« Je fais partie des rares survivants. Plus de 200 000 enfants sont morts là », a-t-elle raconté, en se souvenant que sa mère de 22 ans tentait de lui faire parvenir des croûtons de pain.

Adoptée et sauvée par une famille polonaise, elle retrouvera finalement sa vraie mère à Moscou en 1962 grâce à leurs tatouages qui comportaient les mêmes numéros. Reçue en grande pompe au Kremlin, elle restera deux mois à Moscou avant de regagner la Pologne pour retrouver sa famille adoptive.

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