Le patron de la CIA en visite en Israël dans un contexte de tension avec Téhéran
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Le patron de la CIA en visite en Israël dans un contexte de tension avec Téhéran

William Burns se rendra également à Ramallah pour rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le chef du renseignement palestinien, Majed Faraj

Dans cette photo d'archives prise le 15 avril 2021, le directeur de la CIA William Burns témoigne lors d'une audience du House Intelligence Committee sur les menaces mondiales, à Capitol Hill à Washington. (Crédit : Al Drago / POOL / AFP)
Dans cette photo d'archives prise le 15 avril 2021, le directeur de la CIA William Burns témoigne lors d'une audience du House Intelligence Committee sur les menaces mondiales, à Capitol Hill à Washington. (Crédit : Al Drago / POOL / AFP)

Le chef du renseignement américain, William Burns, est attendu mardi en Israël dans un contexte de recrudescence des tensions entre l’Etat hébreu et l’Iran, a indiqué un responsable israélien.

Selon le site d’information israélien Walla News, le directeur de la CIA doit rencontrer le Premier ministre, Naftali Bennett, ainsi que David Barnea le nouveau chef des services de renseignements extérieurs israéliens, le Mossad, afin de discuter du programme nucléaire iranien et des activités de l’Iran dans la région.

Sollicité par l’AFP, un porte-parole du Premier ministre israélien a confirmé la visite de M. Burns sur le sol israélien, sans toutefois épiloguer sur les sujets qui seront évoqués lors de ces discussions.

Selon le même site d’information, M. Burns se rendra également à Ramallah pour rencontrer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le chef du renseignement palestinien, Majed Faraj.

Le chef des services de renseignements généraux de l’Autorité palestinienne, Majed Faraj, s’exprimant à Hébron, le 11 juin 2018. (Capture d’écran : Youtube)

Le 29 juillet, le MT Mercer Street, un pétrolier géré par une société appartenant à un milliardaire israélien, a été la cible d’une attaque au drone au large d’Oman, fatale à un agent de sécurité britannique et un membre d’équipage roumain.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et Israël avaient pointé du doigt l’Iran, qui a démenti toute implication, sur fond de tensions récurrentes, d’attaques et de sabotages en série dans les eaux de la région.

Vendredi dernier, le commandement militaire central (Centcom) de l’armée américaine a publié les résultats d’une enquête selon lesquels deux drones piégés ont d’abord manqué leur cible, avant qu’un troisième, « chargé d’explosif à usage militaire », ne vienne s’abattre sur le MT Mercer Street.

Et les experts américains « ont conclu, sur la base de preuves », que ce drone « avait été fabriqué en Iran », estimant aussi que « la distance entre les côtes iraniennes et le site » de l’attaque était compatible avec la portée de précédentes attaques au drone attribuées à Téhéran.

Diplomate de carrière, William Burns avait été à l’origine, sous la présidence de Barack Obama, d’un rapprochement avec l’Iran, menant ainsi des négociations secrètes en 2011 et 2012 à Oman avec ce pays ennemi malgré l’absence de relations diplomatiques avec les Etats-Unis.

Ces discussions avaient permis ensuite d’ouvrir celles, officielles, entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni), qui ont abouti à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien (JCPOA), auquel Israël s’est opposé.

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